Camponovo : fermeture définitive pour la librairie de Besançon

Clément Solym - 27.11.2012

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Les délégués du personnel de la librairie viennent de l'annoncer dans un communiqué : la fin de partie est sonnée pour l'établissement, alors que les salariés n'ont plus aucun contact avec Jean-Jacques Schaer, le propriétaire de l'établissement. 

 

 


 

 

C'est avant tout un mot de remerciement que les délégués ont fait parvenir à la presse. « Pendant de longs mois, nous avons tenté de sauver nos emplois et VOTRE librairie, et pendant de longs mois vous nous avez assurés de votre soutien, vous nous avez accompagnés dans notre lutte pour conserver nos emplois, vous nous avez aidés à tenir dans ces moments difficiles. »

 

Un gage de reconnaissance, également, puisque le soutien financier apporté par les uns et les autres «  a été plus que précieux » assurent-ils. Cela « a aidé beaucoup d'entre nous à ne pas être en difficulté, à payer notre avocat, et sans vos marques d'attention, nous n'aurions pas été aussi forts dans cette épreuve. »

 

Une triste histoire qui s'achève, et encore, pas tout à fait. Florence Galiana explique à ActuaLitté que pour l'heure, le licenciement n'est pas effectif, et ne devrait intervenir qu'à compter du 4 décembre. « Nous n'avons plus aucun contact avec M. Schaer, plus aucune nouvelle du liquidateur. Demain, un rendez-vous est prévu avec M. Jean-Louis Fousset, maire de la ville. Mais nous savons à peu près à quoi nous en tenir. »

 

Le 6 novembre dernier, la liquidation judiciaire était prononcée. L'occasion pour Sabrina Pecorini, déléguée du personnel, de dénoncer le comportement et l'attitude du propriétaire. « Monsieur Schaer a joué la pauvre victime, mais ce n'est pas lui qui va se retrouver au chômage, avoir des soucis de retraite ou de fins de mois. Nous sommes contents de ne plus avoir affaire à lui. Nous pensons plutôt qu'il a tenté de jouer avec la loi française en demandant un plan de redressement, que le tribunal était obligé d'accepter, mais seulement pour gagner du temps.

 

C'est un acteur de première, et il tente de faire croire que tout est de la faute des autres. Nous tenons à rappeler que les salariés ne sont pas responsables, mais que monsieur Schaer en tant que décisionnaire est le seul responsable de ce gâchis. Les salariés défendent juste leurs emplois et une entreprise que nous savions viable, chiffres à l'appui. J'espère que la justice française fera quelque chose. »

 

Un coup dur alors qu'une mise en redressement judiciaire était amorcée début octobre, porteuse de nombreux espoirs. Mais sans livres à proposer dans la boutique, on se demandait bien quel avenir ces espoirs pouvaient apporter.