Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Canada : des librairies de l'enseigne Renaud-Bray en grève ce week-end

Julien Helmlinger - 29.10.2013

Edition - Librairies - Librairies - Grève - Renaud-Bray


Ce week-end dans la région de Montréal, quelque 250 libraires employés par 11 des 29 succursales de l'enseigne Renaud-Bray, membres du Syndicat des employés professionnels et de bureau (SEPB-Québec), ont fait grève pour une période de 48 heures. Dénonçant du sur-place dans les négociations, le directeur général du syndicat Serge Cadieux a présenté le mouvement salarial comme un « coup de semonce ». Tandis que le litige concerne des revendications de reconnaissance du métier de libraire, stabilité des horaires et des salaires, il réclame la signature d'une convention collective au plus tard le 30 octobre 2013.

 

 

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Selon le directeur général du syndicat, Serge Cadieux, les deux dernières séances de négociation, organisées les 18 et 21 octobre, ont été hautement infructueuses. Il estime que SEPB-Québec s'est assuré de la disponibilité du conciliateur pour un « blitz » de négociations tous les jours de cette semaine, week-end compris. Il précise que SEPB-Québec craint que ces négociations ne soient pas prises au sérieux par la chaîne Renaud-Bray, en raison du fait que cette dernière aurait avisé le syndicat que son représentant, Dominic Proulx, n'était pas disponible.

 

La reconnaissance du métier de libraire, la stabilité des horaires et les conditions salariales restent les priorités de l'organe syndical. Il réclame notamment des augmentations salariales à hauteur de 3 % annuels pendant une période de trois ans et prétend n'avoir reçu pour l'heure aucune offre de l'employeur. « Nous voulons que Renaud-Bray reconnaisse le métier de libraire et ne lui fasse pas faire n'importe quoi. Un libraire doit conseiller les clients et non pas faire du travail de commis et récurer les toilettes comme cela est le cas dans certaines succursales. »

 

Par le biais du communiqué, le directeur général du SEPB ajoute : « Nous voulons des gens sérieux à la table de négociations et nous voulons régler le dossier de Renaud-Bray d'ici le 30 octobre, sinon nous mettrons à exécution le mandat clair voté massivement par nos membres. »

 

Les employés syndiqués ne souhaitent pas « aller en grève générale illimitée. [Leur] objectif est de conclure une convention collective », affirme Serge Cadieux qui estime qu' « il faut être deux pour danser le tango ». De prochaines rencontres de parlementations seraient prévues, tandis que l'on approche la date butoir fixée par le SEPB. Comme le confie Serge Cadieux à La Presse : « Avec de la volonté, tout est possible. Ce n'est pas un dossier qui est complexe. [...] On est ouvert à trouver une solution, mais ça nous prend quelqu'un de l'autre côté qui est prêt à jouer la même partie que nous. »