Canada : droit d'auteur, sur fond de réseaux sociaux et de numérique

Clément Solym - 25.04.2011

Edition - Société - ebook - format - technologie


La journée mondiale du droit d’auteur aura évoqué l’ère numérique, expression sur toutes les bouches, mais plus particulièrement pour en retenir les outils d’échanges et de mises en relation, qui rapprochent auteurs et lecteurs.

Au cours de cette 16e journée du 23 avril, consacrée aux nouvelles technologies, le romancier Stéphane Dompierre, qui avec Chrystine Brouillet, auteure et chronique tant littéraire que gastronomique, était investi de la mission de porte-parole pour cette JMLDA - Journée Mondiale du Livre et du Droit d’Auteur.

Une Journée de réseaux sociaux


L’un est l’autre concluent que les outils comme Facebook et Twitter, associés aux blogs, ont permis un « contact plus direct avec les lecteurs », ainsi qu’un retour immédiat, permettant de « savoir ce que pensent ceux qui nous lisent pour le plaisir et non par obligation ». (via Cyberpresse)

Des réseaux qui rapprochent, tout en favorisant l’échange, de même que la critique littéraire aide à progresser. « On ne voyait pas ça avant ! L'occasion de rencontrer le public était relativement rare et se résumait à des salons du livre ou des animations dans des bibliothèques. Aujourd'hui, un auteur peut être suivi sur Twitter, Facebook ou sur un blogue », explique-t-il à La Presse canadienne .

L’ebook, ce hibou avec un Q


Évidemment, depuis que l’on parle de numérique dans l’édition, c’est le livre numérique qui apparaît immédiatement présent à l’esprit. Pour Stéphane Dompierre, l’évolution du support a quelque chose de tout à fait naturel - bien que la perspective d’une « guerre technologique » n’en soit pas moins redoutable. C’est que, la technologie en elle-même n’est pas nuisible : seul l’usage que l’on en fait peut inquiéter.

Au Québec, les éditeurs semblent s’armer : « Ils sont conscients qu'ils doivent prendre le virage électronique, mais veulent bien le faire. Personne ne va trop vite, nos livres ne vont pas tous se retrouver à 9,95 $ sur Amazon. »

Amazon, puis, bien sûr, Apple... des compétiteurs dans le secteur que l’on craint, puisque le produit importe pour eux moins que la vente qu’il permettra. Et qui soulèvent plus que jamais des questions essentielles sur le droit d’auteur.

Rémunérations...


D'ailleurs, l’avènement d’un prêt de livres au format adapté pour le Kindle fait immédiatement rebondir sur la question des bibliothèques. « Est-ce que les bibliothèques pourront prêter un nombre illimité de livres ? La rémunération n'est pas la même pour la vente que pour le prêt, alors qu'arrivera-t-il si la vente se déplace vers la location ? Est-ce que les auteurs y perdront au change ? »

Mais, c’est avec beaucoup de raison et de justesse, qu’il regarde vers l’horizon, une seule idée en tête : la technologie, papier ou numérique, doit être dépassée. « Peu importe le média, que ce soit électronique ou un vieux livre papier, il faut lire. »



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