Canada : mauvaise passe pour Key Porter Books, éditeur majeur

Clément Solym - 08.01.2011

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L'éditeur canadien Key Porter Books, principale maison dans le domaine non-fiction du pays, avec plus de 100 titres annuellement, vient de cesser son activité. Finito les bouquins.

De mauvaises nouvelles, évidemment, particulièrement en ce qu'aucun éditeur dans le pays ne semblerait en mesure de pallier le manque dans le domaine. Et surtout parce qu'en regard de la taille de cette maison, la situation en devient désastreuse.

Début octobre, plusieurs auteurs avaient vu leur contrat de publication annulé, même si Mark Bourrie, historien, et d'autres, avaient reçu l'assurance de la bonne conduite du leur. Plusieurs d'entre eux ont trouvé un autre éditeur entre temps, mais pour Key Porter Books, la situation laissait présager une vilaine passe.

En septembre dernier, souligne The Star, la maison s'était déjà séparée de 11 de ses 17 employés et avait déplacé son siège social de Toronto à Bolton, dans l'Ontario.

Pour remonter encore le cours du temps, en 2009, l'éditeur avait perdu 35 % de ses revenus lorsque la société Hachette Book Group décida de lancer son propre réseau de distribution. Coup dur qui allait entraîner le licenciement de plus de 50 salariés.

Aujourd'hui, une possible restructuration de l'entreprise permettrait de poursuivre l'activité, rapporte Quill & Quire, mais sans assurance aucune, ni pour les auteurs, ni pour les employés.

Pour le moment, seul le livre de Rebecca Eckler, The Lucky Sperm Club, est attendu avec une parution le 18 janvier.