Cassandre fait couler autant d'encre que DSK

Clément Solym - 12.05.2010

Edition - Société - Cassandre - DSK - auteur


L’être humain fonctionne de façon assez primaire autour de ce qui est révélé et de ce qui est caché. A partir du moment où l’on décide de mettre un voile, son attention se focalise sur les possibilités de le soulever…Il en va donc ainsi de cette illustre inconnue qui vient de signer, sous le nom de Cassandre, le livre DSK - Les secrets d'un présidentiable.

Le questionnement prend tant d’espace qu’il en vient presque à faire oublier le personnage pourtant central, auparavant, de Dominique Strauss-Kahn. Les rumeurs vont bon train. D’un côté, on nous signale qu’il s’agit d’une collaboratrice de DSK. D’un autre, on précise qu’il s’agirait plutôt d’une journaliste.

Décidément, on ne sait plus où l’on met les pieds. A côté du plat tout bonnement selon l’édition de mercredi 5 mai du Canard enchaîné où le journaliste Didier Hassoux n’hésitait pas à titrer « Comment Cassandre a loupé DSK ». Au cours d’un article rudement bien informé, il s’acharne à démontrer que cette Cassandre n’avait fourni qu’un bien piètre travail de collecte, faisant allègrement du neuf avec du tout vieux, du déjà mâché, du déjà dit.

Et cette précision des informations maniées par notre journaliste, d’où vient-elle ? Directement d’un courrier de onze pages envoyé à toutes les rédactions et rédigé par l’entourage direct de DSK…Une nouvelle façon de discréditer la portée de ce livre en dénonçant, au plus tôt, ses nombreuses incohérences qui font vite vaciller l’idée que l’auteur appartiendrait au cercle rapproché de DSK.

Et quand on demande à l’entourage du principal intéressé par ces débats, DSK lui-même, on nous répond gentiment que Cassandre ne fait que se cacher pour mieux « raconter des choses inventées et délirantes », dixit Anne Hommel, la conseillère en communication auprès de DSK.

Après tout, est-il vraiment nécessaire de tenter de faire toute la lumière autour de cette question ? Est-elle véritablement épineuse ? J’avoue fortement en douter. Alors, dans le doute, abstenons-nous de continuer…