Catalogues des bibliothèques : l'impératif de modernisation

Clément Solym - 05.07.2012

Edition - Bibliothèques - catalogue des bibliothèques - Wikipédia - Ubib.fr


Les catalogues numériques des bibliothèques, comme les libraires, doivent désormais compter avec la concurrence d'Internet pour les recherches des lecteurs, et pour les recommandations que ces derniers attendent. Si les métadonnées restent centrales dans le processus de classifications et d'archivages, les responsables des catalogues mettent l'accent sur des contenus supplémentaires, via Wikipédia ou YouTube.

 

Une fiche du catalogue de la BU d'Angers, avec l'icône vers la page Wikipédia


 

Outre les informations traditionnelles que tout usager est en droit d'attendre de sa bibliothèque (titre complet, éditeur, description, ISBN...), les catalogues numériques sont de plus en plus nombreux à proposer des contenus tiers : le catalogue de l'université d'Angers propose ainsi un renvoi vers les pages Wikipédia correspondantes, tout comme celui de Rennes, qui affichera également très prochainement les bandes-annonces, récupérées via YouTube, sur les fiches d'oeuvres cinématographiques.

 

Sur le catalogue de la BU d'Angers, le lien vers Wikipédia est automatiquement ajouté, même si la page correspondante n'existe pas : une approche « incitative » qui vise à impliquer l'usager, et que revendique Daniel Bourrion, responsable de la bibliothèque numérique, de l'informatique documentaire et de l'innovation numérique à la BUA depuis juillet 2007 : « Les enjeux sont simples : rester encore présents dans l'horizon de nos usagers, qui ne sont plus captifs comme ils l'étaient du temps du papier et de l'économie de la rareté ; et continuer à assurer nos missions de sélection, diffusion, médiatisation, de la documentation et de la fiction, en dehors de toute logique marchande. »

 

Un double effet donc : non seulement enrichir les métadonnées, mais aussi ne pas se laisser distancer par des sites marchands où la collecte d'informations produit des recommandations convenues (puisque basées sur l'historique des recherches et des achats) mais diablement efficaces quand il s'agit de faire dépenser quelques euros supplémentaires.

 

16 universités se sont d'ailleurs associées pour proposer Ubib.fr, « un bureau de renseignement à distance » qui affiche sur le catalogue de chacune d'entre elles un chat afin de poser des questions directement aux bibliothécaires (trêve estivale oblige, le service rouvre le 3 septembre). Des bibliothécaires des Services Communs de Documentation du réseau se chargeront d'y répondre, en direct ou dans un délai de 48 heures. Ce qui compte, c'est « l'utilisation des supports de notre temps, tout simplement : aucun vendeur de TV ne vend plus de TV noir et blanc... » nous explique Daniel Bourrion.

 

Et le livre numérique fait bien évidemment partie des « supports de notre temps », même si la liste des obstacles dressée par le responsable de l'e-bib est longue : coût, technique et gestion, absence d'offre (« pas ou peu de manuels par exemple »), mais aussi « peu de prescriptions de la part des enseignants, qui ne connaissent pas ces objets la plupart du temps ».

 

Peur du numérique ? Ce n'est pourtant pas le catalogue La Redoute...




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