'Ce n'est pas le support qui compte mais l'idée de livre' (Brian Murray de Harper Collins)

Clément Solym - 05.08.2011

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Pour Brian Murray, PDG des éditions Harper Collins, l'important n'est pas le support, mais l'idée du livre.

« Déjà les lecteurs lisent une histoire sur différents supports, ces supports sont connectés au web, ils permettent de lire des fichiers vidéos. On peut imaginer tellement de choses quand on réfléchit sur les contenants »


Il est vrai que la dématérialisation généralisée des objets de la vie quotidienne peut faire peur, mais les objets en leur essence restent les mêmes. C'est pourquoi il ne faut pas penser d'abord au contenu, mais au contenant :

« Nous commençons par trouver une bonne idée, un excellent auteur et nous essayons de trouver comment toucher le plus large public possible et répandre l'idée de cet auteur au plus grand nombre de personnes. »

L'important est donc de veiller en premier lieu à une bonne qualité de production littéraire, puis au meilleur moyen de transmettre ces connaissances. Le numérique ne change pas l'essence du livre, il est seulement un autre moyen de le diffuser. « Ces nouveaux supports sont juste de nouveaux moyens pour nous de faire ce que nous faisons depuis des décennies. » Et probablement de le faire mieux, puisque la dématérialisation du livre permet une plus large diffusion.

Par ailleurs, Murray explique que les éditeurs n'ont pas peur du risque : « En tant qu'éditeurs nous n'avons pas toujours un bon retour sur investissement. Nous avons donc une culture d'entreprise basée sur l'expérimentation. Nous testons différents auteurs tout le temps, donc il n'est pas difficile pour nous de faire des expériences, de prendre des risques. [...]  Je ne m'inquiète pas à ce sujet, mais je veille à ce que nous testions suffisamment de nouvelles choses, parce que suivre le rythme du changement est vraiment l'un des plus gros défis que nous devons surmonter. »

Ainsi, Harper Collins est très ouvert au numérique et plutôt enthousiaste sur ses conséquences, mais la maison a bien conscience des enjeux de la modernité et Brian Murray a compris que la question n'était pas de prendre parti pour ou contre la dématérialisation du livre, mais plutôt de prendre position sur le terrain et de veiller à ne pas se laisser devancer.(via Digital Book World)