Censure dans l'édition en Chine, véritable problème pour l'UIE

Clément Solym - 15.05.2008

Edition - Société - Chine - liberté - édition


Si le tremblement de terre qui a secoué le pays met à mal la toute-puissance chinoise qui semblait intouchable, les JO à venir ne manquent pas non plus d'attirer l'attention de l'actualité vers le pays, notamment dans le domaine de la censure et des droits de l'homme. Nos confrères de Fluctuat rapportent qu'au cours du 28e congrès de l'Union Internationale des éditeurs à Séoul, qui se déroule du 12 au 15 mai — une édition tous les quatre ans — cette problématique de la toute-puissance et du contrôle absolu est revenue au galop.

Montrer patte blanche pour l'UIE

Entamant une réflexion globale sur « La diversité dans un avenir partagé », le vice-président de l'Association des éditeurs, Yang Deyan s'est dit favorable à une entrée dans l'International Publishers Association (ou UIE, Union Internationale des Éditeurs) « dès que possible ».

Le SNE rappelle sur son site que « la défense du principe de liberté de publier est l'une des deux missions principales de l'UIE, avec la promotion d'une protection forte et effective du droit d'auteur. Elle intervient régulièrement pour dénoncer la censure, les violences policières ou les détentions arbitraires, que subissent des éditeurs. »

L'édition en Chine ? Oui, étatique...

Ainsi, au cours de la conférence, sa présidente Maria Cabanellas n'a pas manqué de remémorer à Yang Deyan les conditions infrangibles d'accès à l'UIE. Et quand un éditeur bosniaque interroge l'aspirant, ce dernière botte prévisiblement en touche. En Chine, l'édition reste sous contrôle étatique, et l'Association que dirige Yang ne mène pas d'action contre la censure de ce fait. « Nous avions prévenu l'Association des éditeurs de Chine des risques qu'il y aurait à porter devant l'ensemble du congrès un débat qui doit maturer en comité restreint », commente la direction de l'UIE.

Mais la Chine n'est probablement pas le seul pays problématique. En examinant « la liberté de publier en Asie », on constate que les éditeurs subissent des pressions allant du harcèlement à l'emprisonnement de longue durée. Dernièrement, c'était même un libraire vendant des livres religieux à tendance catholique qui avait eu maille à partir avec les autorités. Ainsi en Birmanie, au Vietnam ou en Thaïlande, les éditeurs ont fort à faire pour assurer une certaine largesse dans leur pratique.

On se souviendra qu'en Égypte, la police peut faire des descentes chez un éditeur de BD sans autre forme de procès, et plutôt sous forme de représailles, on peut se persuader que le travail de l'UIE est essentiel.

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