Centralisation des services, futur des librairies britanniques

- 27.05.2013

Edition - Bibliothèques - bibliothèques britanniques - nouveaux usages - services


Dans un contexte particulièrement difficile pour les établissements de prêt, le Conseil des Arts d'Angleterre, livre une série de mesures pour penser leur avenir. Confrontées aux restrictions budgétaires, aux fermetures et aux coûts de numérisation des fonds, les bibliothèques anglaises doivent plus que jamais devenir des pôles multiservices.

 

 


 

 

Le Conseil des Arts d'Angleterre, en lien avec le Departement of Culture, Media and sport, a publié les conclusions de son programme Envisioning the Library of the Future. L'enquête s'est articulée en trois étapes, de l'échange avec 800 individus, professionnels du secteur et usager, la confrontation des résultats de leurs recherches auprès du grand public et l'analyse des futures tendances de consommation.

 

Après plus d'un an de consultation, le Conseil des Arts a dégagé quatre priorités dont la plus cruciale est de mettre plus encore au cœur des collectivités les bibliothèques. Des pôles centralisateurs de consommation culturelle autour de services multiples. « Une des choses qui est apparue manifeste, c'est que les bibliothèques sont des espaces appréciés où le public veut passer du temps. Il y a des bénéfices à ce que le commun des gens dispose de plusieurs services dans un même espace », indique Brian Ashley, responsable des bibliothèques au Conseil. Par la centralisation de services divers autour d'un établissement qui a la confiance des administrés, Ashley estime trouver un moyen de sauvegarder des services mineurs à l'échelon local.

 

Pour rendre efficace cet effet centralisateur, les résultats de l'enquête mettent l'accent sur le multimédia, à la fois la numérisation de fonds et l'établissement d'un catalogue d'ebooks, mais aussi de loisirs numériques. Toutefois, des critiques ont fait part du manque d'actions menées contre l'inertie du système, particulièrement critique en raison des diminutions drastiques de financement des services culturels depuis plusieurs années.

 

Avec un capital sympathie que partagent même les non-utilisateurs, les établissements de prêts sont qualifiés de lieux « de confiance, » « de création commune » , « faciles [d'accès et d'utilisation] et agréables ». Autant de points positifs qui laissent à penser que les bibliothèques peuvent gagner en affluence en trouvant de nouveaux usages à apporter. Rendre les membres plus actifs, développer des activités sociales comme les communautés de lectures, ces initiatives profiteraient d'une « virtualisation » des établissements.

 

Un pendant numérique qui permet un attachement aux bibliothèques même à distance. L'idée rappelle sensiblement les apports au livre que sont les communautés en ligne et les outils de lecture sociale.

 

Pour approfondir les conclusions de l'enquête