Ces bibliothèques qui font le choix de la gratuité

Clément Solym - 28.04.2010

Edition - Bibliothèques - bibliothèques - gratuites - Pessac


Pour faire tomber les barrières entre les livres et les lecteurs potentiels, certaines bibliothèques n’hésitent plus, dans une concertation avec les élus locaux, à passer le cap de la gratuité. Même si une telle mesure engendre un manque à gagner certain, elle permet aussi d’ouvrir l’établissement à de nouveaux lecteurs.

En témoigne l’expérience menée à Pessac en Gironde. La médiathèque Jacques-Ellul et la bibliothèque de Saige ont sauté le pas du tout gratuit depuis peu. Résultat, on annonce avec satisfaction une moyenne de 80 nouveaux inscrits par semaine.

Le paradoxe de l’histoire, c’est que la majorité des nouveaux inscrits pouvaient déjà auparavant bénéficier d’une gratuité. Mais la diffusion de l’information avait sans doute été trop peu importante. Ce sont donc précisément les étudiants et les personnages âgées qui reviennent ainsi vers les bibliothèques.

Cette mesure de gratuité aura tout de même un coût évalué à 35 000 euros par an selon Danielle Le Roy, adjointe à la culture au sein de la mairie de Pessac. Mais c’est le sacrifice à faire pour ouvrir davantage les possibilités de lecture. Chacun doit venir en bibliothèque. Et, quand les parents passent la porte, ils entraînent toujours leurs enfants dans leur sillage…