Ces dames du Femina ont interdiction de siéger à d'autres prix littéraires

Clément Solym - 24.06.2012

Edition - Société - prix littéraire - Femina - dames


Le Femina devient absolument exclusif et jaloux farouchement de ses jurés. En effet, la présidente du prix, Camille Laurens, vient de faire savoir que les membres de son jury ne seront pas autorisées à être présentes dans un autre prix - comprendre, l'un des cinq grands de la rentrée littéraire. 

 

Petite modification des statuts, imposée par celle qui est également vice-présidente de la Maison des écrivains et de la littérature, tout à fait bienvenue. En même temps, comme pour tout autre prix, ces dames du Fémina sont publiées à peu près partout, et probablement serait-ce plutôt de ce côté qu'il y aurait du ménage à faire.

 

Après observation, il apparaîtra donc aux juré(e)s qu'en vertu de l'article 9 « les auteurs peuvent poser leur candidature, mais tout membre du jury peut et doit signaler en séance les livres qui lui semblent mériter d'être discutés. Les auteurs ne pourront être primés dans les 5 ans qui suivent l'obtention d'un des 5 grands prix : Académie française, Goncourt, Renaudot, Médicis et Interallié ». 

 

Et le fameux article d'ajouter une légère note finale bien parfumée : « En outre, les membres du jury Femina ne peuvent appartenir à la fois au jury Femina et à l'un des 5 jurys des grands prix précédemment cités. » L'ambiance est posée et claire désormais.

 

Pas plus d'informations sur cette décision à cette heure, mais le plus intéressant est donc de savoir contre qui cette mesure est tournée.

 

Pierre Assouline était le dernier arrivé au Goncourt - oui, les jeux sont faits, rien ne va plus - et ce prix ne comptant que deux femmes, pas d'inquiétudes de ce côté. Au Renaudot, une seule femme, mais pas non plus de problèmes et idem pour l'Interallié qui ne compte pour le coup pas de femme, le dernier lauréat étant un homme. Ce qui serait en revanche cocasse serait que pour ce dernier, facilement rebaptisé Intergrasset, pour avoir récompensé un gros tiers de ses lauréats des livres publiés chez la maison Grasset, on voit apparaître Solange Fasquelle. Eh oui, originellement, la maison Grasset, c'est Grasset & Fasquelle...

 

En fait, on ne retrouvera que Danièle Sallenave, membre de l'Académie française, élue le 7 avril 2011, qui puisse entrer en collusion avec la décision du Fémina, l'Académie décernant chaque année différents prix.  

 

Du reste, le Femina a récompensé, pour 2011