Changement de propriétaire pour les Maisons de la Presse

Clément Solym - 13.01.2015

Edition - Economie - maison presse - livre vente - changement propriétaire


Les Maisons de la presse ont changé de propriétaire en ce début d'année : détenues à 75 % par la messagerie Presstalis, c'est NAP qui a racheté l'intégralité des parts. Presstalis passe ainsi à 25 % de parts. Cela inclut les espaces Presse Mag. La société Presstalis, actuellement en pleine restructuration, ne pouvait plus supporter les investissements opérés dans les 1650 points de vente actuels.

 

 

 

 

Le groupe de distribution de Toulouse, NAP, est devenu propriétaire unique de tout ce parc de magasins, le 22 décembre, soit 650 Maisons de la Presse et 1000 Presses Mag, réparties dans les communes de plus de 100.000 habitants. 

 

L'actuel président de NAP, Arnaud Ayrolles, assure que sa société souhaite « diversifier les magasins, non pas pour supprimer les rayons existants, mais pour les réorganiser pour en faire des espaces culturels de proximité ». Un premier investissement de 14 millions € devrait intervenir, pour moderniser les systèmes d'encaissement, et 4,5 millions € de mieux, sur une période de 3 ans, pour les vitrines. 

 

De nouveaux points de vente pourraient alors voir le jour – on évoque 30 à 40 ouvertures chaque année. Dans les projets futurs, l'objectif est de parvenir à constituer « le premier réseau de commerces multispécialistes de proximité ». Et selon le directeur général de Presstalis, la presse ne disparaîtra pas de ces espaces de vente. Cela dit, les jeux et jouets prendront une plus grande place, du fait qu'ils sont plus rentables, bien entendu, que l'activité de buraliste ou de jeux de hasard. De même pour la téléphonie, par exemple. 

 

« NAP se positionne en véritable allié des commerces de proximité indépendants. En leur proposant une gamme de solutions complète et clé en main, nous accompagnons au quotidien ces magasins installés au coeur des lieux de vie et soutenons la diversification de leurs activités pour en faire de véritables commerces culturels de proximité, pérennes et profitables », promet le président de NAP. (via Fusaq)