Chapitre : 26 librairies reprises sur les 57 établissements du réseau

Antoine Oury - 29.01.2014

Edition - Librairies - Chapitre - offres de reprise - Actissia


Le dépôt des dossiers de reprise pour les 31 librairies du réseau Chapitre en attente d'un repreneur se termine demain. Le juge du Tribunal de Commerce examinera les différentes offres, et rendra son verdict, définitif, le 10 février prochain. À cette même date, la totalité du réseau Chapitre cessera son activité, et les librairies non reprises mettront la clé sous la porte.

 


Chapitre.com, Nancy, Centre Saint-Sébastien

La librairie Chapitre du centre Saint-Sébastien, à Nancy, en attente d'un repreneur

(ActuaLitté, CC BY-SA 2.0)

 

 

Le juge commissaire a rendu de nouvelles décisions aujourd'hui même, qui portent le nombre de librairies reprises de 16 à 26. « Parmi les acquéreurs de cette nouvelle vague de cessions, certains sont issus de nos rangs, comme Anthony Guillard, actuel Directeur de la librairie de Toulon – La Garde qui acquiert cette dernière avec des associés. La librairie de Saint-Étienne est également reprise par trois salariés et celle de Roanne par Monsieur et Madame Ouazani », détaille Michel Rességuier, Président du réseau Chapitre. À cette liste s'ajoute la librairie d'Arras, reprise par son directeur Arnaud Derville.

 

 « La librairie de Chalon-sur-Saône est reprise par la société Develay, celle d'Antibes par le propriétaire de la librairie Masséna de Nice, celle de Nantes Médecine par la librairie Durance de Nantes, celle de Nevers par la librairie des écoles de Montluçon, celle de Nice par la librairie Renaud Bray », poursuit Michel Rességuier. À Annemasse (Haute-Savoie), la situation est un peu particulière, puisque l'établissement rejoint France Loisirs, mais restera une librairie, précise le communiqué.

 

Le Président du réseau se félicite de la sauvegarde de 450 emplois. Néanmoins, il reste tout de même 31 librairies en attente d'un repreneur... Pour les employés de ces établissements, l'attente se prolonge à nouveau, jusqu'au 10 février. 

 

Pour Michel Rességuier, « ce délai devrait suffire pour sauver les librairies qui peuvent l'être. Pour les autres, le temps qui passe hypothèque de plus en plus les chances de reprises, la clientèle s'érodant au fil des jours. Nous ne demanderons pas de poursuite d'activité supplémentaire, la situation économique et humaine ne le permettant plus. Peu de clients, des librairies presque vides, une activité très ralentie : la situation est difficilement tenable pour les collaborateurs des librairies qui restent courageusement à leur poste, comme pour ceux des fonctions centrales réparties sur trois sites. Il est important d'en tenir compte. »

 

Les cessions validées aujourd'hui par le juge seront effectives dès le 1er février prochain.