Charb : honoré d'être la cible d'Al-Qaida, aux côtés de Rushdie

- 06.03.2013

Edition - Société - charlie hebdo - charb - salman rushdie


« J'ai cru que c'était une blague ». Charb n'y a pas cru tout de suite tant l'affiche mort ou vif du magazine Inspire d'Al Qaida reprenait le code des westerns. « Un lecteur me l'a appris à la lecture de la presse hollandaise », explique le patron de Charlie Hebdo. Puis c'est au tour d'un confrère de le prévenir qu'il fait partie des 11 recherchés, morts ou vifs.

 

 

 

 

La liste a été dévoilé ce week-end, a fait frémir : Molly Norris, Ayaan Hirsi Ali, Flemming Rose, Morris Swadiq, Girt Wilders, Lars Vilks, Stephane Charbonnier, Carsten Luste, Terry Jones, Kurt Westergaard et Salman Rushdie... Un public des plus variés.

 

Et les revendications du magazine Al-Qaida en anglais sont toujours aussi simplistes et motivées par la haine : « Défendre le prophète Mohammed, que la paix soit avec lui. » Et pour garantir la sécurité de l'intéressé, le magazine propose donc une liste de personnes accusées de crimes contre l'islam. 

 

Aux côtés de Salman Rushdie et Ayaan Hirsi Ali, rien que ça. « Une bonne compagnie » que celle de côtoyer l'auteur des Versets sataniques. Moins quand il s'agit de partager l'affiche avec « les  fachos » comme Terry Jones, le pasteur qui avait remis au goût du jour l'autodafé en Occident.

 

Philosophe, il estime que « c'était la seule chose à attendre de ce genre de personnes ». Des extrémistes qui n'ont pour arme que la peur à manier, veut rappeller le dessinateur. Chez Charlie Hebdo, on garde toujours la même, « le rire ».

 

Chacun sont truc. L'humour qui revient vite lors qu'on lui propose de rendre la pareille. Mais pas de noms connus à son classement des pisse-froid. « Ils se font dessouder trop rapidement ».