Chatel n'impose pas l'identité nationale aux enseignants

Clément Solym - 06.11.2009

Edition - Société - chatel - identité - nationale


Mercredi soir Luc Chatel était l'invité de l'émission de Public Sénat, Face à nous.

Dans cette émission d'une trentaine de minutes de nombreux sujets ont été abordés, plaçant essentiellement Luc Chatel dans son rôle de porte-parole du gouvernement.

Le couvre-feu pour les mineurs

En tout début de vidéo, on pourra notamment entendre Luc Chatel s'exprimer sur l'idée de l'instauration d'un couvre-feu la nuit pour les mineurs de moins de 13 ans. Le porte-parole du gouvernement estime que c'est une bonne proposition qui est tout à fait applicable. Il insiste aussi sur le fait qu'il ne s'agit pas d'une décision du gouvernement mais d'une proposition. Il s'agirait simplement de lancer le débat.


Plus proche encore de sa fonction de ministre de l'Éducation nationale, la question de l'identité nationale est évoquée vers la 13e minute de vidéo. Il est plus particulièrement question de l'identité nationale enseignée l'école.

On l'a vu hier, les propos de Chatel sur l'identité nationale à l'école ont provoqué très vite de vives réactions chez les enseignants et chez les syndicats.

Chatel, l'identité nationale et l'école

Dans la vidéo, Luc Chatel explique qu'il n'est pas question d'enseigner la l'identité nationale à l'école, mais si les professeurs le souhaitent d'aborder la question. Il assure ne pas valoir intégrer cette problématique au programme scolaire. Et précise que s'il a évoqué l'école dans ce débat, c'est parce que c'est elle « qui incarne le mieux ce que sont les valeurs républicaines et ce qu'est finalement notre identité nationale ».

Sur le sujet plus précis de la Marseillaise, tout d'abord le ministre rappelle qu'elle est déjà enseignée en éducation civique mais ne trouve pas forcément pertinent que l'on apprenne les élèves à la chanter dans le cadre de leur emploi du temps scolaire. Il affirme tout de même : « La Marseillaise, elle est plutôt faite pour être chantée que pour être lue ».

Un sondage Ifop a indiqué récemment que 77 % des Français étaient favorables à l'apprentissage de la Marseillaise à l'école.