Chaud pour un tatouage de gravures tirées des archives de la bibliothèque ?

Nicolas Gary - 28.03.2016

Edition - Bibliothèques - tatouage bibliothèque - patrimoine gravures


« À ma classification décimale, pour toujours » ou « Toujours plus Dewey de toi », sont des expressions d’amour certes incontestables, mais pas nécessairement des plus sexy. À Bordeaux, deux bibliothécaires passionnées de tatouages avaient décidé de monter un projet qu’on qualifierait de tattoomonial. Il s’agissait de mettre à disposition des illustrations, pour des professionnels du tatouage, issus des fonds de la bibliothèque de Mériadeck.

 

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Domaine public

 

 

Et dire que l’on avait raté ça : le projet Dermographus experience remonte à octobre 2015, pour associer le salon de tatouage L’Homme invisible et la Bibliothèque de Bordeaux, située dans le quartier Meriadeck. Il s’agissait de faire renaître des gravures anciennes, en les proposant aux personnes à la recherche d’un tatouage. (via Jeter l’encre)

 

« Lors de trois journées spéciales, les tatoueurs ont proposé à leurs clients des motifs issus des collections patrimoniales. Ce partenariat se conclut par une exposition des tatouages réalisés et les originaux correspondants au 1er étage de la bibliothèque Mériadeck, avec une journée bonus le 17 novembre 2015 pour une rencontre avec les artistes et la projection du film culte Tatouage de Masumura. »

 

 

 

Le projet a été monté par deux bibliothécaires qui ont tiré des archives de l’établissement des gravures, mises à disposition des tatoueurs. Bien entendu, ces dernières venaient d’œuvres entrées dans le domaine public. Matthieu et MicHell, de L’Homme invisible, réalisaient alors les œuvres pour 50 à 150 €. 

 

Plus de photos ici et la sélection de gravures anciennes pour les tattoos, à cette adresse.