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Cherche Midi contre Banon : la conciliation échoue aux Prud'hommes

Clément Solym - 26.10.2011

Edition - Justice - Cherche Midi - Tristane Banon - Prud'hommes


La journaliste et auteure Tristane Banon avait lancé une belle offensive contre l'éditeur Le Cherche Midi, dans un entretien accordé à l'Express. Elle y expliquait en somme que Dominique Strauss-Kahn avait fait pression sur la maison, pour qu'elle se sépare de Tristane Banon. Un couac...


« Tristane Banon a été 'auteur-contributrice' pour le Cherche Midi éditeur (en 2009). Si nos conventions ont soudainement été rompues, c'est à son initiative et en dépit de nos relances. Il semble en effet que Tristane Banon ait décidé de ne plus mener à terme les quelques projets qui lui avaient été confiés » avait répondu Philippe Héraclès, PDG de la maison, ne cachant pas sa stupeur devant de telles déclarations. (voir notre actualitté

 

Pour Banon, la version est assez différente :

À plusieurs reprises, je me suis retrouvée blacklistée, sans comprendre. Je travaillais dans un endroit et, du jour au lendemain, tout se passait mal. Un exemple : j'étais directrice de collection au Cherche Midi depuis l'été 2009. Tout se passait bien jusqu'au mois de septembre 2010, où tout d'un coup le patron, Philippe Héraclès, me dit que je travaille mal, etc. Je n'ai pas compris.

 

Le différend prud'homal qui opposait les deux parties devait avoir lieu ce 25 octobre, avec une audience de conciliation, qui comme prévu n'a pas aboutie.

 

La prochaine audience se tiendra donc en mars prochain, avant un jugement en juin 2012, a expliqué un responsable du Cherche Midi à l'AFP.

 

Des dates qui sont encore incertaines, mais qui mettront un nouveau terme à la présence de DSK dans la vie de Banon, après que le Parquet de Paris a classé sans suite la plainte déposée contre l'ancien patron du FMI pour tentative de viol le 13 octobre dernier.

 

Le Parquet avait reconnu la tentative d'agression, sans cependant donner suite, et Tristane Banon elle-même avait décidé de ne pas se constituer partie civile moins d'une semaine plus tard.