Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

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Chiche de payer 60 centimes pour qu'un libraire te traite d'hémorroïdes ?

Clément Solym - 06.01.2017

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Rappeler que le sourire et la politesse sont les qualités premières d’un bon commerçant ne fait pas de mal. Le bouquiniste de North Yorkshire l’a appris à ses dépens. Sa grossièreté à l’égard des clients a fait l’objet de plaintes, après qu’il les a assimilés à « des hémorroïdes ». De quoi rester dans les annales, bien entendu.

 

Eric Whitten, CC BY SA 2.0

 

 

Steve Bloom, propriétaire de la librairie d’occasion Bloomindales, a été qualifié de « libraire de l’enfer », par le président du conseil de la paroisse de Hawes, John Blackie. Selon ce dernier, le personnage est « grossier et offensant », comportement qui jette le discrédit sur toute la ville.

 

 

 

« Il est en train de rendre un très mauvais service aux autres commerçants, à la réputation de la ville – qui est accueillante. Nous apprécions les gens qui viennent nous rendre visite », assure Blackie.

 

On dénombre, sur le site Yell, une bonne vingtaine de plaintes, et de vilaines critiques de clients, qui sont passés dans la boutique. De son propre aveu, le libraire reconnaît ne pas être une personne particulièrement sociable. Manifestement ni très polie ni très courtoise.

 

 

 

Or, le bonhomme ne s’arrête pas là : son concept est de faire payer 50 pennies à chaque personne qui entre dans son établissement. Une démarche qu’il justifie en assurant qu’il s’agit de vérifier le sérieux des gens : s’ils sont disposés à s’acquitter de cette taxe, c’est qu’ils viennent sérieusement acheter des livres.

 

D’ailleurs, il rend les 50p à chaque client qui repart. Quant aux gentils mots d’oiseaux employés à l’attention de ses clients, il jure les avoir regrettés immédiatement après les avoir employés.

 

Y’a rien qui cloche avec moi

 

 

Ce qui devient vraiment drôle, c’est qu’après la publication de l’article du Guardian, faisant état de cette mauvaise presse, des messages de soutiens ont fleuri sur le site en question. On lui reconnaît toute l’intelligence de cette taxe prélevée à l’entrée, considérant que cela doit décourager tout un tas de badauds et curieux qui lui feraient perdre du temps.

 

Vendre des livres d'occasion en librairie, c'est encore un gros mot ? Guide pratique 

 

Mieux : « M. Bloom fait exactement ce qu’un bon libraire devrait faire se distinguer du troupeau des autres revendeurs ennuyeux. Il devrait être salué par le conseil de la paroisse locale, en encourageant une approche différente pour les clients. Évidemment, je vais rendre visite à sa boutique le plus rapidement possible. Courage, M. Bloom, oubliez les excuses et tenez bon ! »

 

 

 

 

via Guardian

 

Les Gifs sont tirés de l'incroyable série britannique Black Books...