Chiffres de la délinquance : Chatel satisfait d'un net recul

Clément Solym - 21.04.2009

Edition - Société - chiffres - délinquance - sécurité


Back to the roots, comme l'on clamerait dans un concert de reggae : alors que le président Sarkozy est parti à Nice pour parler de sécurité, les chiffres de la délinquance viennent d'être révélés par Luc Chatel. Cette thématique de la violence et de l'insécurité, fers de lance de la campagne présidentielle, reviennent aujourd'hui avec un goût de 'Tentons de sauver les meubles', si l'on peut nous autoriser cette analyse toute personnelle.

Toutefois, les chiffres révélés, et comme toujours, soumis à des discussions sans fin, par le porte-parole du gouvernement, donnent des motifs de réjouissances. On trouverait en effet les meilleurs « chiffres de la délinquance sont les meilleurs depuis 1997 », expliquait M. Chatel sur LCI ce matin.

Avec une chute de 6 % de la délinquance de proximité l'an passé, accompagnée d'un taux d'élucidation des affaires qui grimpe de 26 % à 36 % entre 2001 et 2008, la sécurité semble s'être renforcée dans le pays. Mais ne soyons pas radins et prenons garde : le gouvernement va prendre des « mesures supplémentaires adaptées à un nouveau mode de délinquance qu'on voit émerger en France ».

Bien sûr, on évoque laconiquement des « réponses très concrètes », pour faire face aux bandes et notamment dans le cadre de la protection des établissements scolaires. Ainsi, et « dorénavant, ce sera un délit d'envahir un établissement scolaire et le fait de participer à une bande sera passible d'une peine de trois ans de prison ».

C'est au député-maire Christian Etrosi qu'est revenu le privilège de rédiger une proposition de loi qui justement ciblera les attaques de lycées ou collèges par des bandes violentes. Le Parlement examinera la chose à compter du mois d'avril, selon les souhaits présidentiels.

Dans le cadre du plan de renforcement de la sécurité, Nicolas Sarkozy a évoqué ce matin l'augmentation de caméras, en se calquant sur le modèle anglais, mais également l'équipement en tasers des forces de police. Une brigade verte présente à Nice pourrait aussi servir de base de réflexion selon l'adage qui veut que là où c'est propre, pas d'insécurité...