China Literature (Tencent) affiche 465 millions $ de pertes

Clément Solym - 11.08.2020

Edition - Economie - China Literature Tencent - internet lecture auteurs - résultats économie Tencent


Choc titanesque sur les places boursières : China Literature est passé en une année de 55 millions $ de bénéfices à 465 millions $ de pertes au cours des six derniers mois. Les revenus, eux, n’ont augmenté que de 10 %, à 461 millions $. Alors ? Eh bien, ça ne va pas aller très fort.



China Literature est un monstre des médias qui possède une librairie en ligne pharaonique en Chine. Dans le même temps, il est propriétaire de l’un des plus importants producteurs de télévision dans le pays. Propriété de Tencent – qui œuvre en plus dans le divertissement et les réseaux sociaux, mais reste coté séparément à Hong Kong – l’entreprise se dit victime du Covid. Et de quelques ratages.

En effet, en début d’année, les auteurs qui publient sur la plateforme se sont plaints de l’évolution des conditions de vente. Une quasi-révolte, totalement inédite, qui avait conduit à l’éviction de plusieurs cadres dirigeants. Et Edward Cheng Wu fut alors parachuté, venu directement de Tencent Pictures en mars.

« Les résultats décevants nous ont fait comprendre que le manque de résilience de notre modèle économique et nos problèmes structurels se sont accumulés ces dernières années », assure le nouveau patron. « Nous sommes prêts à adopter une nouvelle culture et des idées créatives dans une perspective plus stratégique et pluricanale. »

Et de reconnaître que le traitement des auteurs a été totalement méprisant, très loin du soutien attendu. En lançant l’application de lecture Feidu, totalement gratuite, les revenus ont drastiquement chuté. Parce que cette dernière a finalement attiré plus de public, entraînant la désertion des solutions payantes. Mais Feidu n’a pas connu, malgré tout, le succès escompté. 
 
Pourtant, les utilisateurs sont en croissance, de 7,5 % d’une année sur l’autre — soit 233 millions. Insuffisant, malgré tout. 

À cela s’ajoutent les différentes mesures de confinement prises, qui ont bloqué les ventes de livres physiques. En somme, tout était réuni pour aboutir à ce plantage. Cerise sur le gâteau, l’acquisition de New Classics Media, en octobre 2018, qui continue de générer de la dette…

La mauvaise performance de China Literature contraste totalement avec la trajectoire de Tencent — l’une des entreprises les plus prisées en Chine. Voilà une semaine, elle avait d’ailleurs atteint des records en cotation boursière, avant d’être frappée par le décret de Donald Trump concernant son produit WeChat sur le territoire américain. 

via Variety

crédit photo : Tencent


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