Christian Lacroix : Je voulais une place de libraire pour avoir tous les livres

Clément Solym - 05.11.2010

Edition - Société - lacroix - illustrer - couvertures


C'est Christian Lacroix qui était invité du grand entretien, un dérivé radiophonique de la Grande librairie. Et pour cause, on y sert la même soupe assez fade, et heureusement, quand l'invité est bon, cela fait passer un moment moins désagréable.

Et puis, autre point commun, c'est François Busnel qui anime l'un et l'autre. Forcément, les points communs se multiplient.

Mais soit, Christian Lacroix, le designer, ou illustrateur, ou d'autres choses du genre, peu importe, l'homme lui-même a du mal à se définir professionnellement. En revanche, cet entretien aura eu le mérite de nous faire découvrir derrière l'homme de mode, l'homme des livres.


Alors que Christian Lacroix a été sollicité par Livre de Poche pour lui refaire neuf couvertures de classiques (notre actualitté), l'illustrateur explique que les livres, les objets - un mot prononcé plusieurs fois - l'ont toujours fasciné. Que ce soir « l'odeur de moisi », ou encore l'encre ou la typographie, Christian Lacroix explique entretenir avec les livres une relation qui remonte à la petite enfance.

« Je voulais une place de libraire, pour avoir tous les livres », explique-t-il, parmi les métiers que le jeune Christian avait en tête. Mais ses premiers livres, il les a ouverts, explique-t-il pour comprendre ce qu'étaient ces signes dans les pages. Se décrivant en maternelle comme un véritable « phénomène », il n'a pas démordu, et reconnaît que depuis ce temps, il va « toujours vers les auteurs excentriques ».

Que ce soit « Cocteau, Pérec, Huysmans », autant d'auteurs qui l'ont marqué et ont retenu son attention. Mais si dans les histoires, on trouve les signes à deviner, à déchiffrer, Christian Lacroix a surtout une relation de figuration aux oeuvres.

« Je ne peux pas m'empêcher d'illustrer, de transposer », assure-t-il, en prenant pour exemple ses traductions d'enfance, en latin. À cette époque, la lecture du texte, avant même la traduction, s'accompagnait d'un dessin, obligatoirement.

Pour illustrer, et donner l'image. Transcrire, en fait.

Tout l'entretien sera disponible à cette adresse.