Christophe Alévêque, candidat à la présidence pour 2012

Clément Solym - 07.05.2011

Edition - Société - christophe - aleveque - president


Évidemment, si l’on se fie au livre qu’il avait publié en 2010, chez Nova Editions, Christophe Alévêque n’était ni convaincu par Ségolène, ni enthousiasmé par Sarkozy. Libertude, égalitude, fraternitude présentait une uchronie où le monde politique en prenait plus que pour son grade. Et au pouvoir, on retrouvait alors Ségolène Royal, élue en mai 2007... La situation n’était pas vraiment plus reluisante.

À l’époque, Christophe Alévêque nous racontait tout ce que les deux personnalités politiques lui inspiraient. « Pour moi Nicolas Sarkozy relève de la psychiatrie. C’est un malade, un dingue. Je suis certain que lorsqu’il parlait de rupture, il visait son propre cerveau. Mais elle est aussi complètement allumée. On a donc un givré d’un côté, une allumée de l’autre : dur de choisir. Il ne faut pas oublier qu’elle a entendu des voix, n’a pas arrêté de se comparer à Jeanne d’Arc. Il n’y a qu’à voir la façon dont ses gaffes lui échappaient continuellement.

Mais nous n’avons pas tant fait ce livre pour l’éreinter que pour nous moquer du PS, du pouvoir et de la société. Il faudrait un doux dingue, à l’image que nous donnons à Royal dans le livre, pour faire changer les choses. Car in fine, aujourd’hui, rien ne bouge. » (notre interview)


Maintenant, action

Mais depuis quelques heures, Christophe Alévêque vient de franchir un cap : maintenant, foin de la satire et de la critique, il décide de partir en campagne pour le poste de président.

C’est au cours d’une manifestation pour l’anniversaire de l’élection de Nicolas Sarkozy qu’il a fait part de cette décision. C’est que les années Sarko lui resteraient un peu sur la conscience. « Devant ce constat politique navrant, j'ai donc décidé, après avoir organisé les primaires dans les toilettes de chez moi cet après-midi, de présenter ma candidature à la prochaine élection présidentielle », a-t-il alors déclaré devant le Fouquet’s, où se fêtait l’anniversaire du président.

Sauf qu’Alévêque ne fait jamais les choses comme tout le monde, et c’est sous le nom de Super Rebelle, vêtu d’une cape rouge, qu’il a décidé de prendre les armes, et de mener campagne... Une candidature à retrouver en vidéo...