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Christophe Girard, cité comme un soutien par Matzneff, s'explique

Antoine Oury - 13.02.2020

Edition - Justice - Christophe Girard Matzneff - adjoint culture paris - affaire matzneff


Différentes enquêtes ont commencé, relatives aux accusations à l'encontre de l'écrivain Gabriel Matzneff autour de possibles actes pédophiles, revendiqués par l'auteur dans ses œuvres. Cité par Matzneff lui-même comme un de ses soutiens, l'actuel adjoint à la culture d'Anne Hidalgo, Christophe Girard, assure dans un communiqué qu'il n'entretenait pas de proximité particulière avec l'écrivain aujourd'hui accusé.

Kad Merad, Laurent Tirard, Christophe Girard - Expo Petit Nicolas - Mairie du IVe, Paris
Christophe Girard, à droite, avec Kad Merad et Laurent Tirard
(ActuaLitté, CC BY SA 2.0)


Les enquêtes battent leur plein autour de Gabriel Matzneff, accusé de « provocation à commettre des atteintes sexuelles et des viols sur mineurs » et d'« apologie de crime » : l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP) s'intéresse ainsi aux proches de l'écrivain, dont son éditeur chez Gallimard, Christian Giudicelli, qui aurait participé à des voyages à l'étranger s'apparentant à du tourisme sexuel.

Interrogé par le New York Times alors qu'il s'est exilé en Italie, Gabriel Matzneff a indiqué qu'il était « très, très seul », déplorant l'abandon de certains de ses soutiens. Dont Christophe Girard, actuel adjoint à la Culture de la maire de Paris qui, en tant que secrétaire général de la maison Yves Saint Laurent, avait apporté une aide financière à l'auteur.

Pendant deux ans, après une opération chirurgicale oculaire, Matzneff avait été soutenu par la maison de haute couture, qui payait les factures d'un hébergement à l'hôtel pour l'auteur et Vanessa Springora, selon le récit de cette dernière, Le Consentement. « Nous nous occupons de tout, les repas, tout », aurait indiqué Girard à Matzneff, selon les souvenirs de ce dernier : ce soutien financier aura duré environ deux ans. « Pour nous, c’est une goutte d’eau, ce n’est rien, nous vous aimons beaucoup », aurait ajouté Girard à l'encontre de l'auteur aujourd'hui accusé.

Dans son communiqué, Christophe Girard ne dément pas vraiment les propos de Matzneff, assurant que ces mesures ont été prises « dans le cadre de mes fonctions et au titre du soutien que la société apportait à de nombreux artistes en difficulté momentanée », indique-t-il, citant Marguerite Duras, Hervé Guibert ou encore Rudolf Noureev comme autres bénéficiaires.
 



L'autre soutien de Christophe Girard à l'écrivain se serait manifesté en 2002, lorsqu'il appuie la candidature de Matzneff pour obtenir une « allocation annuelle aux auteurs » versée par le Centre National du Livre. Dans son communiqué, l'adjoint à la Culture de Paris, qui l'était déjà à l'époque, parle d'une « lettre de recommandation » et assure qu'il pourrait en avoir signé une pour Matzneff, mais qu'il n'en a « pas le souvenir ».
 
Matzneff avait en tout cas fait preuve d'une reconnaissance particulière à l'égard de Christophe Girard, puisqu'il lui avait dédié un de ses livresLa prunelle de mes yeux, paru en 1993 chez Gallimard, inspiré notamment par sa relation avec Vanessa Springora, qu'elle dénonce aujourd'hui.


Commentaires
La position de C.Girard est délicate... et il se montre à tout le moins bien prudent et on peut le comprendre ! G.Matzneff a hélas perdu une grande partie de ses amis disparus avant lui : F.MItterrand, Hergé, Cioran, d'Ormesson etc.. tous ceux, qui lui ont manifesté amitié pendant une grande partie de sa vie...Ils sont trop tôt disparus...La nouvelle génération est post littéraire et n'a jamais lu Matzneff et ne le connait pas....d'où cette curée indécente....Une autre époque que GM déplore ...et que ses fidèles lecteurs déplorent également ...
Mm j'avoue être ami avec un pédophile et prédateur sexuel ça doit être le giga pied, quel dommage que ce soit illégal et condamnable,... snif! évidemment Girard veut se défendre et réfuter sa relation avec ce monstre... mais s'il croit que ça le rend innocent, il se trompe.
Curieuse cette épidémie d'amnésies chez les protecteurs de Matzneff et de ses crimes !

Sont-ce tous ces voyages à Manille avec "811" pour (un CRIME) abuser sexuellement de la misère de gamins philippins de 8 à 11 ans (voir Médiapart, et les écrits de Matzneff lui-même) qui l'ont mis en si grande difficulté financière ? Deux ans à l'hôtel comme "frais d'hébergement après opération", c'est délicat et très généreux, surtout quand Matzneff précise qu'au bout de la rue de l'hôtel est situé le collège de Vanessa Springora, et d'autre part que cela le protégera des visites chez lui de la Police des moeurs... Cet homme est vraiment à plaindre, c'est évident. Penser au traumatisme à vie de ses victimes, quel moralisme "indécent", quelle "curée" atroce ! Personnellement je ne me cache pas derrière un pseudo, j'ai des convictions et n'en ai pas honte, ni peur de les exposer. Il ne faut pas confondre morale (éthique) et moralisme, ça n'a rien à voir et c'est beaucoup trop facile de les amalgamer.

Quant à parler de "littérature" à propos de la prose scolaire et laborieuse de G M, ne salissons pas ce beau mot !
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