Cinéma : 40 % des grands succès sont des romans britanniques

Antoine Oury - 25.07.2014

Edition - International - édition britannique - cinéma grand succès - James Bond Harry Potter


La Publishers Association se réjouit : d'après une étude sectorielle réalisée par la British Film Industry elle-même, 40 % des grands succès internationaux du cinéma seraient des adaptations d'oeuvres écrites britanniques. Un joli score, mais qui masque un relatif manque de diversité : sans surprise, on retrouve les licences Harry Potter et autres Seigneur des Anneaux en moteur de cette attractivité.

 

 

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(Kasia, CC BY 2.0)

 

 

« L'édition britannique continue non seulement d'être innovante et couronnée de succès dans son propre secteur, mais se montre aussi capable de générer d'énormes réussites dans d'autres secteurs, tout en passionnant les spectateurs à travers le monde », félicite Richard Mollet, président de la Publishers Association.

 

C'est gentiment consensuel, ça ne mange pas de pain - ni de pop corn. En réalité, sans surprise, ce sont surtout 4 licences qui participent au rayonnement de la littérature britannique : Harry Potter (J.K. Rowling) et Le Seigneur des Anneaux (J.R.R. Tolkien), bien sûr, mais également James Bond (Ian Fleming) ou Le Monde de Narnia (C.S. Lewis). Autant de blockbusters, et des entrées cumulées faramineuses.

 

Il y a tout de même quelques adaptations moins gigantesques qui se fraient un chemin, note le communiqué de presse de la BFI. Ainsi, le film Philomena, réalisé par Stephen Frears et adapté du livre Philomena: A Mother, Her Son, and a Fifty-Year Search de Martin Sixsmith est l'un des plus gros succès du cinéma indépendant britannique de l'année, et fait également partie du top 3 mondial dans sa catégorie.

 

Une étude similaire, consacrée au cinéma français, avait été publiée en avril dernier par la Société Civile des Editeurs de Langue Française (SCELF) : selon ses résultats, 40 % des films ayant totalisé plus de 500.000 entrées entre 2006 et 2013 sont des adaptations d'oeuvres écrites (romans ou bandes dessinées), avec un pic en 2012 à 42 %.