Citer n'est pas jouer, et coûte cher à un doyen d'université

Clément Solym - 08.08.2009

Edition - Société - citer - jouer - couter


La recherche, c'est avant tout des recherche de subventions, mais pas simplement pour poursuivre ses avancées : dans certains cas, c'est tout un budget "citations et droits d'auteur" qu'il faut débloquer, pour parvenir à publier ses ouvrages.

Chris March est l'ancien doyen de l'université d'environnement de Salford. Retraité, il a décidé de proposer une série de textes concernant la gestion de constructions, diverses et variées, mais n'avait, selon ses propres mots « aucune idée du champ de mines » où il s'aventurait pour obtenir les droits de citation de tel ou tel.

Les divers détenteurs de droits auxquels il s'est adressé sont parvenus à lui faire monter la facture à 3000 £, pour un ouvrage qui serait tiré à 1000 exemplaires. Seul le magazine Chartered Institute of Building and Building lui aura accordé le droit de citer gracieusement un article paru dans ses colonnes.

Du coup, l'intéressé a simplement refusé de payer les autorisations et a fait paraître son ouvrage tout de même. Mais en réécrivant la totalité des emprunts qu'il aurait souhaité faire, ce qui donne à son ouvrage une qualité moindre, car dénaturant le propos des auteurs originaux. D'autant plus que la distribution de son livre se faisait dans une visée non lucrative et que pour le coup, les demandes financières des ayants droit étaient passablement coûteuses.

La propriété intellectuelle stipule bien qu'en qualité de détenteur des droits, il revient à chacun de fixer les conditions de publication de votre bien... mais enfin...