Classement des universités de Shanghai : malgré les chiffres, Wauquiez reste confiant

Clément Solym - 17.08.2011

Edition - Société - classement - shanghai - wauquiez


Célébré par ceux qui occupent les premières places et décrié par ceux qui sont relégués dans les bas-fonds, le classement des universités de Shanghai fait toujours polémique. Alors que la version 2011 est sortie dimanche soir, avec des établissements français très mal classés, Laurent Wauquiez reste pourtant confiant dans l’avenir.

En vue de gagner des places dans ce trop fameux classement, de nombreux projets ont été mis en place en France afin de constituer d’importants pôles d’enseignement regroupant plusieurs entités jusque-là strictement différentiées.

Mais, pour 2011, les effets de ces mesures ne sont pas encore palpables. Les Etats-Unis tiennent toujours le haut du pavé avec 17 des vingt premières places. Les Britanniques font rentrer trois de leurs établissements dans le top 10 quand il faut attendre la quarantième place pour trouver Paris-Sud Orsay. Pierre-et-Marie-Curie (41ème) et l’Ecole normale supérieure (69ème) sont les deux autres établissements français présents dans le top 100.


Les critères retenus pour ce classement sont principalement fondés sur la recherche sans assez prendre en compte la qualité de l’enseignement dispensé. On retrouve, comme éléments valorisés, le nombre de prix Nobel, de médailles Fields ou encore d’articles parus, bien sûr, en anglais.

Mais le ministre de l’Enseignement supérieur voit dans ces chiffres des « progrès sensibles » pour la France…C’est vite dit. Dans l’entretien que Laurent Wauquiez a délivré aux Echos mardi, il ajoute également que « Nous récoltons les fruits des efforts enclenchés, des investissements, de la qualité de nos enseignants et de nos chercheurs, des réformes de structures qui ont été faites avec la loi LRU, avec, cette année, des progrès sensibles pour la France ».

Les progrès restent faibles. En 2006, la France comptait six établissements dans le top 200, ils sont maintenant huit. C’est à travers le regroupement des universités que Laurent Wauquiez envisage de faire monter encore ces chiffres. Cette stratégie sera prise en compte pour le classement 2012.

Mais, plus encore que rivaliser au sein du classement de Shanghai, Laurent Wauquiez souhaiterait que l’Europe se prenne enfin en main pour instaurer son propre classement. Le projet U-Multirank, qui constitue une cartographie de l’enseignement supérieur européen, est la base de ce qui sera le futur classement européen.