Classes fermées, postes supprimés : l'éducation inquiète

Clément Solym - 19.05.2011

Edition - Société - chatel - postes - supprimer


Où en est-on des suppressions de postes pour l'année 2011, dans les rangs des enseignants ? Le rassemblement qui a eu lieu hier à Paris aura réuni des centaines de personnes de toute la France. C'est qu'en septembre, 1500 classes seront fermées, et près de 9000 postes dans les écoles primaires.

Invité de France Inter, le ministre de l'Éducation nationale, Luc Chatel s'est voulu rassurant, une fois de plus, mais sans se montrer convaincant. « Je pense que la rentrée se passera dans de bonnes conditions, parce que nous avons travaillé sur la base des propositions de terrain » expliquait-il.


Avec « 500.000 élèves de moins à la rentrée qu'il y en avait au début des années 90, alors qu'il y a 35.000 professeurs de plus », la situation n'est pas du tout alarmante, et les suppressions de poste tout à fait justifiées

Plus ou moins... Quant à la possibilité d'une classe unique, qui réunirait 10 élèves dans chaque petite commune, elle n'a aucun sens, souligne le ministre. Pour lui, l'impératif reste de créer des regroupements intercommunaux, pour mutualiser les ressources et parvenir à un meilleur travail.

Inquiétudes poursuivies sur 2012

Dans les Échos, le syndicat SNUipp-FSU réclame des mesures pour, « dès la rentrée 2011, de faire un effort dans des zones particulièrement touchées, comme les quartiers nord de Marseille, le Doubs, le Nord. Un amendement a permis à l'enseignement privé de retrouver des postes. Nous demandons la même chose ».

D'ailleurs, l'année 2012 commence aussi à préoccuper fortement les enseignants et les syndicats. « Si le premier degré perd 8.000 postes, nous n'aurons pas en 2012 la soupape des 5.700 enseignants en surnombre et cela aboutira cette fois-ci à 5.000 fermetures nettes de classes », précise Sébastien Sihr, secrétaire général du syndicat.