Claude Confortès, auteur de la pièce Le Marathon, est décédé le 15 juin dernier

Orianne Vialo - 21.06.2016

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L’acteur, dramaturge et réalisateur français Claude Confortès est décédé ce mercredi 15 juin à l’âge de 88 ans. Lui qui avait collaboré avec Georges Wolinski pour l’écriture des pièces à succès Je ne veux pas mourir idiot (1968), Je ne pense qu’à ça (1969) et Le Roi des cons (1975), est né en 1928 à Saint-Maur-des-Fossés, dans le Val-de-Marne. Il s’est fait connaître à l’international grâce à sa pièce Le Marathon (éd. Gallimard, 1972), traduite dans une trentaine de langues, et jouée aux quatre coins du globe. 

 

 

 

Acteur à une vingtaine de reprises, réalisateur du Roi des cons (1981), de Vive les femmes (1984) et de Paulette, la pauvre petite milliardaire (1986), auteur ou co-auteur d’une vingtaine d’autres pièces de théâtre et plusieurs recueils de poésie tels que Louise (éd. Séguier, 2006), Le Gisant (éd. Séguier, 2002) ou encore Le Lien (éd. Mario Bois), Claude Confortès a eu une carrière très prolifique.

 

Précurseur de l’adaptation de la BD au théâtre (lorsqu’il a adapté les dessins de Georges Wolinski dans la pièce Je ne veux pas mourir idiot), le dramaturge avait suivi des études de lettres à la Sorbonne avant de s’adonner à plusieurs métiers n’ayant aucun rapport avec ses vocations futures : journaliste, chanteur de jazz, ou encore arpenteur, il s’essaye à tout. 

 

Car ce n’est qu’en 1952, alors âgé de 24 ans, qu’il découvre le théâtre épique dans une mise en scène de Mère Courage de Bertholt Brech, au Théâtre des Nations. Et deux ans plus tard, voilà qu’il rencontrait Giorgio Strehler, metteur en scène italien qui faisait partie des plus grands de son milieu. Travaillant dans les opéras les plus prestigieux du monde, il transmet sa passion à Claude Confortès, qui ne tarde pas à marcher dans ses pas.

 

Il entre en 1956 à l'École d’Art Dramatique Charles Dullin (Paris). Il présente sa première pièce, Le Gisant, au comédien de théâtre et de cinéma, Jean Vilar. Ce metteur en scène et directeur de théâtre français le pousse à poursuivre et à redoubler d’efforts. 

 

Bien lui en prit car en 1962, Claude Confortès organise la première lecture de sa pièce, Le Marathon, qui restera aujourd’hui encore son plus grand succès. Il devient ainsi l'assistant du metteur en scène Peter Brook au Centre International de recherche théâtrale. À la suite des quelque 5.000 représentations internationales du Marathon, Claude Confortès poursuit son chemin et collabore cette fois-ci avec Georges Wolinski à trois reprises.

 

Il publie son premier essai en 1978, intitulé Le nouveau théâtre contemporain (Revue Arte Nuevo), suivi de Lettres à la Révolution (éd. Les trois cailloux, 1989) ou encore Répertoire du Théâtre contemporain de langue française (éd. Nathan-Armand Colin, 2000). 

 

 

(via AFP, Le Printemps des Poètes)