Comment la littérature a guéri Bernard Werber d'une terrible maladie

Victor De Sepausy - 20.09.2017

Edition - Société - Bernard Werber maladie - témoignage maladie soins - écriture maladie guérison


Ce week-end, le romancier Bernard Werber a frappé ses fans en plein cœur. Dans un post diffusé sur le réseau Facebook, l’écrivain explique dans le détail une maladie qui l’a accompagné à sa naissance. Et la menace qu’elle faisait peser sur sa santé. Un témoignage poignant qui aboutit à une conclusion implacable : l’écriture peut sauver une existence.

 

Bernard Werber
Bernard Werber – ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

« Je suis né avec une maladie bizarre qui se nomme SPA. Non pas pour Société Protectrice des Animaux, mais pour Spondili Arthrite Ankylosante. Spondili ce sont les vertèbres. Arthrite c’est le rhumatisme. Ankylosante cela signifie que progressivement cela bloque tout. En fait mon dos se transforme en petit arbre bien rigide », explique Bernard Werber sur sa page Facebook.

 

Le récit devra se lire en intégralité, pour mesurer au mieux la force de la confidence, mais également le pouvoir que l’écrivain attribue aux mots.

 

Se présentant, enfant, comme solitaire et rêveur – plutôt lectures dans sa chambre que terrains de sport – il passe ainsi en revue ses premiers rapports avec l’écriture, la fiction et plus encore, l’écriture à travers ses rédactions. 

 

C’est par la suite un véritable parcours biographique qu’offre l’écrivain, relatant différents moments de son existence – toujours avec cette maladie planant sur son avenir. « Mauvaise nouvelle, cette maladie est génétique (donc il n’y a aucune cause sur laquelle on peut agir) et elle est irrémédiablement évolutive. Je dois donc terminer ma vie handicapé pour me transformer en statue. »

 

Et la seule solution qu’il trouva pour s’échapper de cette douloureuse alternative fut alors « d’écrire des nouvelles ». Et c’est de l’une de ces nouvelles que le texte des Fourmis a vu le jour, partant d’un premier jet, avant de devenir un manuscrit de mille pages, avant d’aboutir à 111 versions différentes du texte. Il a alors 22 ans, et se retrouve avec 1500 pages sous le bras, en quête d’un manuscrit. 

 

L’ouvrage fut originellement refusé par Albin Michel, avant un revirement : le texte passa de 1500 pages à 350, avant d’être finalement commercialisé. « À 30 ans, j’ai donc enfin été publié et mes crises se sont définitivement arrêtées. Pourquoi lier les deux ? Parce que cela me semble évident, en fait, le seul remède contre la maladie est de s’épanouir dans son activité quotidienne. L’écriture de romans a arrêté la progression de ma maladie. »

 

Et de poursuivre : « Voilà, j’ai été sauvé d’une vie normale (où j’aurais très probablement été inadapté) et d’une maladie invalidante par... l’écriture. On pourrait donc nommer mon traitement très personnel “écrito-thérapie”. Je crois que nous avons tous un mode d’expression artistique par lequel on peut faire sortir sa pression intérieure. Je vous souhaite à tous de le trouver non seulement pour réduire vos agacements ou vos souffrances, mais pour connaître des joies incomparables que vous ne pourrez trouver nulle par ailleurs. »

 

On pourra se reporter à son post, pour découvrir l’ensemble des éléments qu’il dévoile.