Conflit d'intérêt : Martin Hirsch, écrivain satisfait

Clément Solym - 26.01.2011

Edition - Société - hirsch - martin - conflit


Son livre avait tout du brûlot, et il s'était fait chahuter pour avoir jeté un pavé dans la mare. Martin Hirsch a tenu bon et depuis, le rapport de la commission sur les conflits d'intérêts est sorti. Aujourd'hui même.

Pour en finir avec les conflits d'intérêts, le livre publié en septembre chez Stock présentait une situation politique française assez moche. Directeur de l'Agence du service civique, Martin Hirsch se souvient « Moi, on a essayé de me discréditer. Là, il y a les plus hautes autorités administratives et judiciaires qui disent : oui en France, il y a des conflits d'intérêts dans beaucoup de domaines, oui il faut y mettre fin et il ne faut pas lésiner. »

Le livre pointait par exemple les cas de Jean-François Copé et Gérard Longuet, et des abus clairs, qui avaient valu de vives réactions dans les rangs de l'UMP.

Mais avec la sortie du rapport, soudain, son ouvrage revient sur le devant de la scène. « Je pense que c'est un travail qui est incontestable sur le fond, sur les constats et sur la logique implacable des propositions qui sont faites », explique-t-il au Nouvel Obs.

Les propositions de la Commission en la matière convergeraient ainsi avec ses propres conclusions, définies et présentées dans le livre. D'ailleurs, « il y a une chose très simple à faire : c'est une loi votée à l'unanimité appliquant les recommandations du rapport avant les prochaines échéances électorales ».

Entre temps, il serait par ailleurs bon que gauche comme droite ne plongent pas dans l'inaction la plus complète. Parmi les différentes propositions faites à Nicolas Sarkozy, la commission envisage l'établissement d'un code de conduite, ou encore une déclaration d'intérêts pour 4000 personnes et responsables. (voir Libération)

Et Martin HIrsch de conclure : « Il ne faut pas simplement attendre que chacun joue avec sa conscience, mais il faut imposer des règles et c'est d'autant plus fondamental qu'on sort d'une histoire monstrueusement douloureuse qu'est l'affaire Mediator où on a vu que les conflits d'intérêts pouvaient tuer. »