Conseils aux auteurs qui envisagent de signer un contrat d'édition

Clément Solym - 15.11.2012

Edition - Les maisons - Auteurs - Contrat d'édition - Conseils


Il existe deux sortes de contrats : ceux qui valent la peine d'être signés et ceux qui trouveront leur digne place au fond de la corbeille à papier. Le monde de l'édition n'échappe évidemment pas à la règle, et c'est pourquoi le blog Writer Beware a publié une série de conseils destinés aux auteurs qui s'apprêtent à se lier avec un éditeur. 

 

 

Creative Commons via Flickr (CC BY-SA 2.0)

 

 

« Un pessimiste est un optimiste averti ». Tel est le credo du contributeur au blog, Kfir Luzzatto, à l'origine du sujet intitulé Mustering the courage to turn down a publishing contract.

 

Admettant que l'éventualité d'une signature de contrat a de quoi faire tourner la tête aux auteurs, souvent obnubilés par la publication de leurs ouvrages, Kfir Luzzatto les invite toutefois à bien considérer toutes les raisons qui devraient leur inspirer méfiance ainsi qu'à éviter toute précipitation.

 

1. À l'heure des réseaux sociaux, sur la toile il est prudent de ne pas communiquer à outrance son enthousiasme quant à une éventuelle signature de contrat. Les sages attendront d'avoir vérifié les garanties offertes par leur projet.

 

2. Il est souvent judicieux d'éviter le piège des propositions de contrat « à compte d'auteur », qui sont à considérer comme des « spams ».

 

3. Les mauvais contrats sont légion, en conséquence il évitera bien des désillusions de ne pas aborder la lecture d'une convention avec trop d'attentes.

 

4. D'éventuelles mentions quant à une échéance de publication sont à prendre en compte. Si celle-ci est prévue à une date bien ultérieure, rien ne sert de se presser.

 

5. Il ne faut pas négliger les nombreuses ressources informatives disponibles sur internet. Comme on en trouve par exemple sur le topic ( en anglais).

 

6. Si un auteur a pu établir des contacts avec d'autres écrivains, ou autres partenaires d'un éditeur, il sera utile de consulter leurs avis sur ce qu'ils pensent de la maison d'édition ou des éventuelles zones d'ombre du contrat.

 

7. Certains éditeurs sont dépassés ou parfois peu adaptés à certains genres de publication, c'est pourquoi il ne faut pas lésiner sur les recherches en ligne afin de bien se renseigner sur ses éventuels partenaires.

 

8. Lorsqu'un éditeur propose un mauvais contrat, il est bon de ne pas perdre de vue le bon côté des choses, le professionnel a estimé que le livre méritait une publication. Il est donc probable qu'un autre éditeur soit intéressé.

 

9. Il faut garder en mémoire l'idée que d'opter pour le refus d'un contrat n'est pas un échec. Chacun reste maître du destin de son travail, et il est sain de ne pas vouloir voir ses oeuvres publiées à n'importe quelle condition.

 

10. Il est important de prendre en considération le fait que chaque bataille qui ne nous tue pas nous rend plus fort, et constitue quelqu'un ne soit son issue une étape vers une meilleure connaissance du métier.