Contrairement à Fleur Pellerin, Ségolène Royal a le temps de lire

Julien Helmlinger - 03.11.2014

Edition - Société - Ségolène Royal - Fleur Pellerin - Politique


La ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie, Ségolène Royal, était l'invitée du Grand Rendez-vous Le Monde/i Télé/Europe 1 ce dimanche. Fleur Pellerin a avoué, voilà quelques jours, ne pas avoir ouvert un livre depuis deux ans par manque de temps – à cause d'un emploi du temps chargé. La question a été posée à sa collègue au gouvernement et Ségolène Royal a indiqué avoir le temps de lire, et d'avoir même lu des livres de Patrick Modiano.

 

Crédits : Ministère de l'Ecologie 

 

 

Alors que la polémique s'est installée depuis la révélation le 26 octobre de la ministre de la Culture, en France comme à l'étranger, Ségolène Royal affirme quant à elle qu'il est « important de lire ». Et elle en aurait le temps, « bien sûr ». Une manière de se démarquer de sa consœur de la rue de Valois et ses problèmes de fiches – et de montrer qu'on travaille moins au ministère de l'Écologie ?

 

Sur le plateau du Supplément de Canal +, Fleur Pellerin n'avait pas su répondre à Maïtena Biraben qui lui demandait de citer un ouvrage de Patrick Modiano, dernier Nobel de Littérature. Elle ajoutait que les livres n'avaient pas leur place à son emploi du temps, et ce depuis deux ans.

 

Depuis ce passage TV de Fleur Pellerin, certains tirent à boulets rouges sur la ministre de la Culture. « Je trouve un peu facile le procès qui lui est fait. Bon c'est vrai que si elle rencontre le Prix Nobel et qu'elle n'a lu aucun de ses livres, c'est dommage. Mais le procès qui lui est fait est un peu trop facile », assurait Xavier Bertrand sur BFM TV. Lui-même avouait n'avoir que peu de temps à consacrer à la lecture.

 

Aurélie Filippetti n'avait pas non plus manqué Fleur Pellerin, qui lui a succédé au ministère de la Culture. « J'ai été très fière de ce que j'ai fait au ministère de la Culture, notamment en faveur du livre et de la librairie, avec un grand plan de soutien, associant les éditeurs pour soutenir les libraires, parce que je considère que les libraires, ça fait partie de la richesse de notre pays. On les aime tous, on en a besoin. » 

 

Et de conclure : « La politique du livre, c'est une de mes grandes fiertés, et sans les livres, pour paraphraser Nietzsche, la vie serait une erreur. » Aucun commentaire, dans tous les cas, sur la polémique soulevée, « ce ne serait pas courtois de ma part ». Mais le message était tout de même bien passé.

 

Fleur Pellerin avait réagi, quelques jours plus tard : « Je lis moins, et ça semble naturel quand on travaille 16 heures par jour... Il y a deux ans, je lisais deux livres par semaine. Quand j'entends dire que je suis inculte, je trouve ça absolument scandaleux. »