Contrairement à la librairie l'industrie du livre ne connait la crise

Julien Helmlinger - 25.04.2013

Edition - Economie - Marché - Librairie - Livre


Dans un contexte de développement du marché dématérialisé, de l'apparition de difficultés nouvelles rencontrées par les libraires de brique et de mortier, et autres bras de fer au sujet de la tarification de l'ebook, on serait tenté de conclure que toute l'industrie du livre se porte mal. Et pourtant, les chiffres 2012 publiés par l'Association of American Publishers démontreraient une augmentation des ventes globales. Et la vague d'érotisme insufflée par le best-seller d'E.L. James aurait bel et bien contribué à redresser la barre.

 

 

 

 

Sur le marché américain, l'accroissement net annuel aurait été de 7,4 %, en comparaison à l'année précédente, ce qui équivaut à un montant de recettes gonflé de 451 millions de dollars, qui atteindraient désormais les 6,533 milliards de dollars. Parmi les best-sellers qui auraient dopé ces résultats, sont pointés les Fifty Shades et autres Hunger Games.

 

Depuis l'année 2011, les ventes de livres numériques auraient connu une progression de 42 %, pour un marché culminant à 1,251 milliards de dollars. Une croissance qui tendrait néanmoins à se stabiliser, selon les estimations, dans les environs des 20 à 25 %.

 

Et une première phase de transition vers l'ère numérique qui aura conduit les éditeurs à réviser leurs approches du marché. Parmi les avantages indéniables qu'apporte l'ebook, pour une maison d'édition, on relève notamment une diminution du budget qui partait habituellement dans la destruction des stocks invendus. Selon l'analyse de Publishers Lunch, le bilan de ce gaspillage aurait diminué de 318 millions de dollars en 2012.

 

Autre facteur qui pourrait bien avoir eu son incidence positive, d'un point de vue économique plutôt qu'au niveau de la bibliodiversité, malheureusement pour le lecteur, serait que les éditeurs auraient tendance à concentrer davantage leurs mises sur les best-sellers potentiels.

 

Via The Atlantic.