Contre le piratage d'ebooks, la publicité...

Clément Solym - 07.02.2011

Edition - Economie - publicité - pirater - ebooks


L'idée refait son apparition à intervalles réguliers, mais semble se peaufiner chaque fois un peu plus. Comme si les marketeux de tous bords l'éprouvaient sur les internautes, en attendant de réellement la mettre en pratique. Alors, quid de la publicité dans les ebooks, et particulièrement pour lutter contre le piratage ?

Aujourd'hui, la publicité est installée dans les livres. Nous apprenions dernièrement qu'un certain Mabanckou avait abreuvé son roman de Pelfort dont le personnage s'enivrait à longueur de temps, contre une compensation de la marque... (voir Jeune Afrique, pour l'extrait amusant...)


Tout cela relève de la promotion finalement à peine déguisée, mais comment celle-ci pourrait aider à lutter contre le piratage dans le cadre des livres numériques ? L'idée d'une publicité dans les livres reste intéressante à compter qu'elle ne soit pas obsessionnelle, si elle est intégrée à la narration, ni intrusive, s'il s'agit d'un affichage numérique. Non seulement pour faire un peu plus d'argent, mais avant tout pour survivre, considère GateKeepers.

La mise à jour aisée des affichages n'a plus besoin d'être soulignée. Un livre numérique, dès lors que le périphérique se connecte au net, pourrait intégrer une nouvelle salve d'annonces. Et la contextualisation, voire la géolocalisation et d'autres techniques sont tout aussi pertinentes. Mais dans l'idée de lutter contre le piratage, ou du moins de parvenir à l'atténuer, la solution est toujours la même.

En intégrant des publicités, on peut réduire le prix de vente public de l'oeuvre et donc arriver à réduire le nombre d'oeuvres piratées, dans leur version numérique. Pourquoi pas après tout, si l'on fait le pari de faire confiance aux internautes. Une chose difficile, quand d'un autre côté, en France, on soutient la loi Hadopi, qui présumerait plutôt coupable toute personne disposant d'une adresse IP...

Arguant des chiffres avancés par Attributor, l'équivalent d'un TMG en France, chargé de surveiller les réseaux de partage, pour des tarifs passablement excessifs dans le cas du livre, le téléchargement non autorisé se chiffrerait à 2,8 milliards de dollars à ce jour.

Plus de publicités, moins de contrefaçon ? Le pari pourrait se tenter... À condition de proposer aussi une version 'premium', débarrassée de pub, justement... Mais un peu plus chère.

Via SoBookOnLine (grand fou!)