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Contrefaçon : L'Inde, un véritable Eden pour les pirates de livres

Clément Solym - 09.01.2009

Edition - Société - Inde - Eden - pirates


L'Inde est un grand pays, avec un système éducatif solide et un taux d'alphabétisation très important. Au cours des 12 dernières années, les auteurs indiens ont même chapardé trois prix Booker, et on n'oubliera pas celui de 81, pour le 40e anniversaire, attribué à Salman Rushdie. Et pourtant, le marché du livre y est presque insignifiant.

Un comble ? Non. Car si la Thaïlande est le paradis des CD et DVD contrefaits, l'Inde est son pendant pour les livres. Et pour le coup, pour le prix d'un livre en Australie, on a les oeuvres intégrales en Inde. Ce qui inquiète le marché australien, pour le coup... Le prix des livres est-il trop cher ? Et de ce fait, existe-t-il une incidence entre un taux d'alphabétisation supérieur, en rapport avec le prix de livres ?

Alphabétisation et vente de livres

On sait qu'en Australie, une loi permet un certain confort à l'éditeur : il dispose de 30 jours pour proposer une version d'un ouvrage, avant que les libraires ne puissent le commander à l'import. Avec un tarif plus onéreux. Mais si pour 30 $ on peut acheter un livre, et que l'on réduit leur prix de moitié, alors on aurait-on des lecteurs qui liraient plus ?

Il semble que le prix de vente ayant augmenté, les achats n'aient pas diminué pour autant. Mieux les taxes pratiquées sur les imports ne freinent pas les consommateurs. La question pourtant du prix des livres nous touche tous et elle est légitime en soi : quand à l'étranger des réductions drastiques sont pratiquées, on ne peut pas s'empêcher de pleurer pour l'auteur, qui voit ses livres vendus moins chers, l'éditeur qui perd de l'argent - mais cela ne vaut-il pas mieux que de ne pas vendre du tout ? - et finalement, le consommateur achète-t-il plus.

Valeur préservée...

Finalement, et c'est beau de vivre dans un monde naïf, la vraie valeur du livre est dans l'instant de sa lecture. Et si son tarif excède le budget dont on dispose, alors autant aller voir en bibliothèque s'il s'y trouve, non ?

En Australie, ils n'ont pas cette chance : non pas qu'ils ne disposent pas de bibliothèques, mais ce principe de loi protégeant contre l'importation garantit une certaine valeur aux ouvrages. La supprimer reviendrait à supprimer la loi Lang, puisque l'on accéderait à des livres à bas coût, achetés via des Amazon et consorts ou encore avec des jolies ristournes auprès des éditeurs américains...



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