Contribution citoyenne : sauvegarder les manuscrits de Tombouctou

Julien Helmlinger - 20.08.2013

Edition - International - Tombouctou - Mali - Manuscrits


L'occupation du nord du Mali par les jihadistes n'a pas épargné le patrimoine historique, ces derniers détruisant systématiquement les mausolées. Endommageant d'autres monuments au rang desquels figureraient même des mosquées. L'Institut des hautes études et de recherches islamiques, Ahmed Baba (IHERI) où sont conservés de précieux manuscrits anciens est également touché et nécessite une réhabilitation. L'association des Relayeurs franco-africains (REFRAF) contribue à hauteur de 1300 euros.

 

 

Tombouctou, mosquée

emilio labrador, (CC BY 2.0)

 

 

Ce vendredi, au cours d'une cérémonie présidée par le ministre Messaoud Ould Mohamed Lahbib, dans la salle de conférences du département, l'association a remis sa contribution de 1300 euros au ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Etaient notamment présents le président des REFRAF, Mahamar Assalah Aba, ainsi que des responsables des structures donatrices et bénéficiaires.

 

La somme transmise, collectée par les Relayeurs à l'occasion d'une journée de solidarité pour le Mali organisée à Meaux le 6 avril dernier, avec le soutien du Parti socialiste français, devra servir la restauration de l'institut et de la bibliothèque privée Mama Haïdara.

 

Sabine Aba, secrétaire chargée des affaires sociales, de la santé et de la solidarité de l'association, a expliqué la démarche : « Nous avons choisi les manuscrits de Tombouctou pour investir cette somme d'argent en guise de contribution pour remettre debout les deux structures culturelles et instructives et participer à la reconstruction d'un nouveau Mali. »

 

Pour le directeur de la bibliothèque privée Mama Haïdara, Abdel Kader Haïdara, cette aide de l'extérieur est d'un grand réconfort. Il estime que si tous les Maliens y allaient de leur contribution, dans le pays comme en territoire étranger, les précieux manuscrits pourraient être sauvés.

 

Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a soutenu que ce patrimoine culturel appartient à l'humanité entière, et que les collections conservées à Tombouctou couvrent de nombreux domaines de la connaissance. Ajoutant : « C'est pour cela que l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la culture et la science (UNESCO) et de nombreux partenaires travaillent avec soin pour remettre debout ces sites et d'autres biens culturels détruits dans les mêmes circonstances. »