Correcteurs et TAD : le ministère du Travail accueille les partenaires sociaux

Nicolas Gary - 16.05.2018

Edition - Economie - correcteurs maisons édition - statut travailleurs domicile - rémunération correcteurs TAD


Le ministère de la Culture ne saurait se montrer indifférent au sort des correcteurs et Travailleurs à Domicile de l’édition. Du moins pourrait-on le croire. Plusieurs députés avaient sollicité Françoise Nyssen, ancienne éditrice, sur la question. Une réponse est dégainée en tir groupé, depuis Valois.

 

Manifestation des lecteurs correcteurs à Paris
ActuaLitté CC BY SA 2.0
 

 

Valérie Beauvais (Les Républicains, Marne), Michel Larive (France insoumise, Ariège) et Jean-François Parigi (Les Républicains, Seine-et-Marne), ont eu un peu de lecture ce 15 mai. En effet, tous trois avaient attiré l’attention du ministère de la Culture, sur la situation économique des correcteurs de maisons d’édition.

 

« Entre une rémunération très faible et aléatoire, des périodes de chômage non indemnisées et une absence de salaire minimum, les correcteurs voient leur profession disparaître peu à peu dans le plus grand des silences », indiquait Jean-François Parigi. 

 

Et ses coreligionnaires d’insister : le métier se précarise, notamment par le recours à l’auto-entrepreneuriat, « statut qui avantage l’employeur au détriment de l’employé », insiste Michel Larive. Par ailleurs, la convention nationale de l’édition, qui régit le statut des TAD « n’impose aucune obligation aux employeurs d’un salaire mensuel minimum », relevait Valérie Beauvais. 

 

Au projet d’accord qualifié d’« aberrant » par les organisations syndicales et présenté par le Syndicat national de l’édition, avaient succédé des réunions repoussées, de loin en loin. Fin avril, on n’avait jamais été aussi près des désaccords, lisait-on, avec trois points encore trop problématiques. 
 

Les négociations suivies à la ligne

 

Mais Françoise Nyssen tient à rassurer les parlementaires, à défaut de répondre aux courriers que l’intersyndicale lui fait parvenir. « [S]ensible aux difficultés rencontrées par les correcteurs de l’édition », la rue de Valois affirme suivre « attentivement l’évolution des négociations en cours, conduites par les partenaires sociaux sous l’égide du ministère du Travail ». 

 

Et de souligner que les divergences portent sur des points précis, dont le ministère a bien connaissance : 

les indemnités de licenciement, 

la cadence de travail, 

le lissage mensuel de la rémunération 

la compensation des pertes de revenus découlant d’un volume de travaux inférieur au volume annuel d’heures prévu dans la clause d’évaluation du niveau d’activité prévisible. 

 

 

Une réunion prochaine des partenaires sociaux doit intervenir, en commission mixte paritaire au ministère du Travail. Ces derniers doivent trouver un accord « se sont donné pour objectif de parvenir à un accord sur une réécriture de l’annexe IV de la convention collective de l’édition ».

 

Il devrait alors sécuriser « davantage la situation des correcteurs travailleurs à domicile et de leur apporter de nouveaux droits », note la ministre. En effet, après qu’en février dernier, le SNE avait annulé une nouvelle réunion organisée par sa Commission sociale, les correcteurs en appelaient à la médiation des ministères.

 

Celui du Travail, en effet... mais également celui de la Culture...
 




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