Cote et fluctuations de la chronique littéraire sur Slate

Xavier S. Thomann - 08.03.2013

Edition - International - Slate - Dan Kois - Facebook


Melville House a pris la peine de relever un post Facebook de Dan Kois, post dans lequel il explique comment il paye les contributeurs du Slate Book Review. En effet, ce monsieur s'occupe des critiques et autres chroniques littéraires sur le site Slate aux États-Unis. 

 

 

 

 

Dans son post, qui se veut honnête et drôle, il explique en fonction de quoi il décide du prix qu'il est prêt à payer pour une critique de bouquin. Ce qui est toujours bon à savoir pour les journalistes littéraires freelance, qui sauront désormais un peu mieux quelles conditions ils doivent remplir pour espérer signer quelques papiers chez Slate. Leurs confrères signent 60 % des chroniques sur le site, « 30 % sont signés des employés de Slate, et 10 % sont des papiers gratos car il s'agit de quelques mots avant un nouvelle édition ou un extrait, quelque chose du genre. »

 

Première chose, n'espérez pas plus de 500 dollars, c'est le maximum, selon Dan Kois. Cela dit, c'est déjà pas mal. Pour ce qui est du calcul à proprement parler, c'est un mélange de mathématiques et de sentiments, comme on peut le voir sur la capture d'écran. 

 

Parmi les critères les plus flous, on notera la culpabilité (« À quel point je me sens coupable [de payer le plus bas prix possible] ») ou encore le minimum acceptable (« Combien je peux espérer tirer les prix »). Et ce n'est pas très étonnant de voir que les relations entre l'auteur chroniqué et la presse tiennent une place importante (c'est le point numéro 6, souligné). 

 

Reste à savoir si cela va décourager les journalistes à écrire pour Slate, ou bien le contraire. Maintenant qu'ils savent comment cela se passe, ils pourront peut-être s'y conformer plus facilement...