Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Coup d'envoi pour le Mois de l'Imaginaire : octobre va voyager

Clément Solym - 03.10.2017

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Demain, peut-être que la France n’aura plus un problème avec ces littératures de l’imaginaire. Le mois d’octobre est consacré cette année à ces mauvais genres, répudiés par les uns, adorés par les autres. Ainsi, 44 éditeurs se sont prêtés au jeu, et décident de se réunir pour célébrer ces textes qui embarquent le lecteur, par delà le réel.


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IIP Photo Archive, CC BY 2.0

 

Quelques chiffres serviront toujours : d’abord, 5 % du marché de la littérature est représenté par l’Imaginaire. Ensuite, le secteur a vendu près de 4,2 millions de livres l’an passé, avec un secteur à 53 % de lecteurs, selon les données GfK. Une étude menée par Babelio auprès de ses membres indiquerait d’ailleurs que les hommes seraient plutôt SF et les femmes fantasy... sans avoir de relations exclusives.

 

Ce sont également les genres les plus prisés des jeunes lecteurs, qui sont 42 % à s’y plonger, indiquait une étude du CNL de 2016. Ceci posé, qu’est-ce donc que cette littérature qu’on regarderait d’un œil sombre, et qui n’aura pas pleinement sa place ?

 

Le mois d’octobre a été décrété mois de l’Imaginaire : les éditeurs de ce secteur, réunis, décident donc de mettre en avant leurs catalogues, leurs auteurs, les univers, et de se lancer dans une grande entreprise de communication. Badges, affiches, logos, réseaux sociaux : tout sera bon pour faire parler.
 

L'imaginaire, une littérature de “mauvais genres”, sans complexe


Évidemment, plusieurs opérations commerciales ont été organisées, et, en librairies, rencontres et dédicaces iront bon train. Plusieurs enseignes ont décidé de jouer le jeu et d’accueillir des campagnes promotionnelles durant la période. 



 

Mais après tout, qu’entendre lorsque l’on parle d’Imaginaire ? Le mot même fait débat, mais acceptons-le en attendant que l’on en ait moins besoin, peut-être.

 

• Fantastique, réunissant le gothique, l’horreur, la bit-lit

• Science-fiction, avec le space opera, le planet opera, la science fantasy, la hard science, la speculative fiction, mais encore l’uchronie, l’anticipation, le cyberpunk, le steampunk

• Fantasy, où l’on retrouve high fantasy, heroic fantasy, dark fantasy, fantasy historique ou mythologique, urban fantasy et light fantasy

 

Enfin, on retrouve toutes les transfictions, qui elles mélangent d’autres genres. 

 

Est-ce à dire que l’on n’y retrouverait pas un seul des romans que l’on a pu lire durant sa carrière de lecteurs ? « Qui n’a pas voyagé avec : 1984, 2001, L’Odyssée de l’espace, Alien, Blade Runner, Game of Thrones, Harry Potter, Le Cycle de Fondation, La Guerre des mondes, Le Seigneur des Anneaux, Star Wars, Twilight, Voyage au centre de la Terre... et tant d’autres ? »
 

Les littératures de l'imaginaire veulent la reconnaissance du prix Goncourt


Et surtout, qui ne voudrait pas voyager encore avec les nouveaux auteurs qui seraient ravis de nous embarquer ? 

 

Octobre, mois de l'Imaginaire, la littérature de demain