Création du Pass BnF, carte annuelle de lecteur à 15 €, en mars 2017

Cécile Mazin - 30.11.2016

Edition - Bibliothèques - carte lecture BnF - Laurence Engel public - ouverture Haut Jardin


C’est l’anniversaire de la BnF, et c’est elle qui fait les cadeaux. Le Haut-de-jardin fête ses 20 ans, et pour l’occasion offrira une carte de lecteur à tous les jeunes... de 20 ans. Il faudra être né le 20 décembre 1996 pour en profiter. Une mesure intéressante, mais peut-être encore limitée. La politique d’ouverture de l’établissement fait en tout cas effet.

 

Maquette BnF

ActuaLitté, CC BY SA 2.0

 

 

La présidente de la BnF, Laurence Engel, assurait récemment : « Ma conviction est que ce n’est pas avec la gratuité que l’on diversifie le public. » Ainsi, l’opération 20 ans est avant tout une solution pour attirer l’attention sur le lieu. Et de préciser : « Pour toucher les plus modestes, il faut baisser nos tarifs. Ceux du Haut-de-jardin oscillent entre 20 à 33 euros pour un an, et celui du rez-de-jardin est de 60 euros. »

 

La véritable innovation serait plutôt à attendre le 1er mars prochain, avec la création du Pass BnF, pour 15 €. Cette carte annuelle permettra l’accès au Haut-de-jardin pour un tarif moindre. Laurence Engel souhaite également prendre en compte les nouveaux usages, toujours dans l’optique de mieux répondre aux attentes. 

 

« [Le public] est un peu moins nombreux dans les salles de lecture, il consulte un peu moins les livres que nous lui proposons, mais il investit d’autres espaces et développe d’autres usages. Il suffit de venir pour le voir : même les lieux de passage sont occupés. Des gens s’y installent plusieurs heures durant, dans le hall d’entrée, dans les couloirs, dans le café du haut de jardin, sur la terrasse... » (via Le Monde)

 

Un espace repensé

 

Lors de son ouverture, il y a 20 ans, la bibliothèque du Haut-de-jardin représentait l’une des grandes nouveautés du projet de nouvelle bibliothèque nationale impulsée par François Mitterrand. La création d’une offre tout public, là où la Bibliothèque Nationale s’adressait traditionnellement aux seuls chercheurs, témoignait d’une volonté d’élargissement de la politique culturelle. 

 

Conçu à l’origine comme une bibliothèque d’introduction à la recherche, une sorte de bibliothèque universitaire tout public, cet espace a été massivement investi tant par les étudiants, enseignants et lycéens que par les amateurs, autodidactes, et plus généralement par tous ceux qui souhaitent enrichir leur savoir ou leur culture.

 

Le Haut-de-jardin, c’est 10 salles de lecture qui composent une vaste bibliothèque de référence (près de 1 800 places), 3 galeries d’exposition, 2 auditoriums, une librairie et un café. Soucieuse de s’adapter aux évolutions des usages des bibliothèques d’aujourd’hui, la BnF a repensé et rénové cet espace ces deux dernières années.

 

Le Haut-de-jardin aujourd’hui, c’est également une offre documentaire rénovée, une meilleure prise en compte de l’actualité, le WiFi, des salles de groupe, des places de travail hors des salles, un club de détente, un studio de création, un laboratoire de langues, des jeux vidéo... C’est l’une des rares bibliothèques parisiennes à être ouverte le dimanche. Destinée à tous, cette bibliothèque a accueilli plus de 11 millions de visiteurs et lecteurs depuis son ouverture en 1996.

 

Le Haut de Jardin, côté lecteurs, en 8 points 

 

• 10 salles de lecture, 1 800 places
• Des collections diverses dans tous les domaines du savoir et sur tous les supports : livres, journaux et revues, films documentaires, archives sonores, photographies numérisées.
• Des visites et des ateliers pour découvrir les collections et les outils de recherche à disposition des lecteurs.
• Des places audiovisuelles spécialement aménagées pour la consultation de films et documents sonores.

• Dans chaque salle de lecture, un salon « Actualité et patrimoine » présente des sélections de documents en résonance avec l’actualité.
• Quatre centres de ressources documentaires thématiques : Développement durable, Europe,
phonie, Sociétés en débats.

• Un laboratoire d’autoformation dédié à l’apprentissage du français comme langue étrangère.
• Un studio de création audiovisuelle.