Crise : « Ma Tante » va très bien, le dépôt de BD aussi

Clément Solym - 17.04.2012

Edition - Economie - CMP - BD - Ma tante


Le nombre des dépôts en gages au Crédit municipal de Paris (CMP), dit « ma tante », n'a jamais été aussi élevé depuis 1970, a prévenu l'institution, qui déplore sa bonne santé.

 

Récemment, le CMP avait d'ailleurs élargi son éventail de gages aux albums de bande dessinée de collection et de planches originales (notre actualitté). Mais ce n'est pas tout, « si 85 % des dépôts au Crédit municipal de Paris sont des bijoux, on peut aussi déposer en gage de l'argenterie, des tableaux, des sculptures, des objets d'art, du mobilier, de la tapisserie, de la verrerie, des timbres, des livres, des instruments de musique ou des fourrures », expliquait la société.

 

 

Au premier trimestre, les dépôts ont augmenté de 73 % en valeur et 37 % par rapport au 1er trimestre 2011. Pour le CMP, c'est le signe d'une « nouvelle aggravation de la crise économique », qu'elle ne connaît hélas pas.

 

« Ma tante » précise par ailleurs qu'en 2011, le montant des prêts accordés « a augmenté de 53 %, passant en un an de 50 millions à plus de 76 millions d'euros ; et le nombre de ces prêts s'est accru de 24 %», ajoutant dans un communiqué que « cette augmentation se superpose à celle déjà intervenue entre 2007 et 2010 : le montant des crédits distribués était passé de 30 millions d'euros à 50 millions d'euros ».