Cruel manque de moyens pour la formation continue des enseignants de sciences

Clément Solym - 01.12.2010

Edition - Société - formation - continue - enseignants


Avec une part du PIB de la France accordée à l’éducation en constante baisse depuis quinze ans, passant de 7,6 à 6,6 %, la situation devient même préoccupante quant à la formation continue proposée notamment aux enseignants de sciences. C’est l’Académie des sciences qui vient, cette fois, dénoncer les conséquences d’une telle situation.

Le délégué à l’éducation de cette prestigieuse organisation, Pierre Léna, s’indigne que l’on se serve trop souvent des crédits alloués à la formation continue comme d’une variable d’ajustement permettant précisément de grossir sensiblement, ces temps-ci, les économies réalisées sur le dos des fonctionnaires.


Mais, sur le terrain, la situation devient des plus préoccupantes. Quand on sait que seulement la moitié des professeurs de sciences bénéficient d’une action de formation continue tout au long de leur carrière, on se dit qu’il y a effectivement un gros retard à rattraper en la matière…

Que faire face à un tel constat ? Pour M. Léna, il faut prendre la situation à bras le corps. Sachant que le problème premier réside dans le coût, il faut remettre sur la table le système même de la formation continue.

Actuellement, il faut remplacer l’enseignant qui part en stage, ce qui implique un coût très important. La solution serait de faire ces formations sur les temps de vacances, mais, là, ce sont les enseignants qui s’y opposent. Une réflexion s’impose pour arriver à sortir de cette situation impossible.