Culture : Emplois d'avenir, combat de solidarité et d'exemplarité

Clément Solym - 20.11.2012

Edition - Economie - emploi d'avenir - ministère de la Culture - Bobigny


Les jeunes âgés de 16 à 25 ans, sans emploi et ne disposant d'aucun diplôme, ou d'un équivalent CAP/BEP, peuvent trouver une solution au travers de la formule ‘Emploi d'avenir', initiée par le gouvernement Ayraut. A ce jour, plus d'une trentaine de conventions ont déjà été signées, dans différents secteurs. La culture n'aurait su y déroger...

 

 

Subway car of the future - 5

SSK,  (CC BY-NC-SA 2.0)

 

 

L'objectif est de passer à 100.000 emplois en 2013, puis 150.000 l'année suivante, mais au ministère du Travail, on assurait, le 30 octobre dernier, que l'on ne s'attendait pas à un effet de masse. C'est pourtant non sans un certain plaisir que la ministre de la Culture s'est rendue à Bobigny, ce 19 novembre, pour la signature des deux premiers contrats Emploi d'avenir, du secteur culturel.

 

En présence de la sénatrice de Seine-Saint-Denis, Aline Archimbaud, de la maire de la ville, Catherine Peyge et d'autres élus, Aurélie Filippetti a ainsi salué ces « nouveaux leviers », destinés à ce que « nul ne soit écarté du monde de l'emploi, de l'insertion professionnelle en raison de la situation sociale de sa famille, du quartier où il réside, du parcours scolaire qu'il a pu ou non poursuivre ». 

 

En l'occurrence, c'est un emploi d'électricien du spectacle à la maison de la culture de Bobigny et un autre de médiateur social et culturel dans l'association Villes et musique du monde qui ont été passés. « L'un et l'autre témoignent ainsi de l'engagement du monde de la culture pour l'emploi de tous à travers ce dispositif.Le plus souvent, la culture est évoquée sous l'angle de la création artistique ou du patrimoine. Tant mieux », assure la ministre. 

 

Cependant, elle enjoint à ne pas oublier que près de 700.000 emplois aujourd'hui ont trait au monde culturel, qui à ce titre représente « un formidable levier économique », pour un « secteur d'activité qui n'est pas, lui, délocalisable ». Ces deux premiers contrats, preuve de l'investissement de la rue de Valois, devraient d'ailleurs être précurseurs. La ministre a sollicité les organismes rattachés à son ministère, de sorte que ceux-ci prennent la direction de ces contractualisations. 

 

Le tout dans le respect « de la parité et de la diversité ». Ces deux premiers accords, souligne-t-elle, représentent des engagements partagés. « Celui de l'État, de Pôle emploi, des missions locales, des collectivités locales et du monde de la culture pour l'emploi de tous. Combat de la solidarité, combat de l'exemplarité. » 

 

On attend donc impatiemment la suite.