Cyril Massarotto accusé de plagiat pour ses 100 pages blanches

Julien Helmlinger - 16.07.2013

Edition - Justice - Cent pages blanches - Cyril Massarotto - Pascale Oriot


Querelle d'écrivains dans la région de Perpignan. L'écrivaine Pascale Oriot a déposé une assignation devant le tribunal de grande instance de Paris, arguant de s'être fait plagier un manuscrit jamais publié et intitulé Bleu Ombre, par le confrère local Cyril Massarotto. Quand pour les sceptiques la clé du mystère résiderait peut-être dans le titre du roman à succès de l'accusé, 100 pages blanches, récemment adapté en téléfilm par France 2, à savoir un possible manque d'inspiration et d'originalité.

 

 

 

 

 

L'écrivaine plaignante soutient que la lecture du roman de Massarotto, en 2011, l'aurait faite sombrer dans une dépression si bien qu'il lui aurait fallu six mois de convalescence avant de pouvoir écrire à nouveau une ligne. Bien qu'elle ait publié deux livres, dont l'un primé du Méditerranée des Lycées, sa renommé n'égale pas celle de celui qu'elle accuse et qui se défend de lui avoir pillé son ouvrage.

 

Selon son récit, Pascale Oriot aurait déposé son manuscrit auprès d'une société d'auteurs en 2004 et depuis elle aurait trouvé divers éléments de son Bleu ombre dans plusieurs livres de Cyril Massarotto. Si l'on ne trouverait pas de traces de copier-coller dans les ouvrages pointés, 100 pages blanches recèlerait toutefois des similarités avec celui de l'écrivaine.

 

Des coïncidences plus ou moins troublantes : deux histoires évoquant des livres avec des pages blanches et qui se révèlent magiques, des affaires de souvenirs et de transmissions intergénérationnelles, des héros qui tentent sans y parvenir à convaincre leurs proches du pouvoir de leurs bouquins, ou encore la mort de deux petits chiens...

 

Si pour Pascale Oriot il s'agit d'un véritable pillage et d'un viol de son oeuvre, en revanche, Cyril Massarotto estime qu'il s'agirait soit de coïncidences malheureuses ou bien même que le document produit par la plaignante ne serait pas fiable. Au juge de trancher.