Crowdfunding : pour la monnaie, préférez Facebook ou l'email

Antoine Oury - 15.08.2015

Edition - Economie - Inkshares - crowdfunding - mail Facebook


La société Inkshares a ouvert ses portes début 2014, avec comme mantra la fusion entre édition traditionnelle et collecte de fonds. Un ou plusieurs auteurs indépendants publient leur projet de livres, et l'équipe d'Inkshares se charge d'informer les lecteurs et autres intéressés, qui manifestent leur soutien aux idées en suivant leur développement, en précommandant ou en participant à la création elle-même. Visiblement, pour atteindre ces soutiens et les impliquer, Facebook et l'email sont des moyens efficaces.

 

La porte d'entrée utilisée par les lecteurs pour atteindre Inkshares

 

 

Dans tous les cas évoqués par la plateforme (fantasy, science-fiction ou start-ups), Facebook et la messagerie électronique semblent être des valeurs sûres, respectivement à l'origine de 27,89 % et 17,85 %. On découvre également que Goodreads, réseau social spécialisé, n'est pas si approprié : un réseau professionnel comme Linkedin apparaît comme plus efficace. Dans le cas des start-ups, le site de sélection Product Hunt est notable (20 % du trafic).

 

 Twitter, s'il pèse dans la balance, est un peu à la traîne, probablement parce qu'il est plus volontiers consulté sur mobile, avec une ouverture d'autres pages plus minimes. Une apparition dans les médias, quel que soit le genre, fait toujours plaisir, avec 20,20 % du trafic généré par ce biais.

 

Inkshares explore également plus avant les genres de livres proposés, et le trafic correspondant : dans la plupart des cas, Facebook se taille la part du lion.

 

La plateforme affiche, après un an d'activité, 1700 titres, pour seulement 50 publiés : 50.000 exemplaires environ ont été vendus, tout de même, et 100.000 € de droits d'auteur distribués. Dans le cas d'un livre papier, 50 % du prix est reversé à l'auteur, et 70 % pour l'ebook.

 

(via Publishing Perspectives)