Dame Marilyn Ducksworth forcée de quitter Penguin à cause de son âge

Clément Solym - 07.09.2012

Edition - Justice - Marilyn Ducksworth - penguin - procès


L'ancie responsable des relations publiques de Penguin, Marilyn Ducksworth, âgée de 56 ans, poursuit depuis mercredi le groupe américain contre la discrimination. Dans son cas, c'est un son renvoi de la société Penguin qui motive son action. La poursuite réclame des dommages monétaires encore non spécifiés.

 

 

Selon Marilyn Ducksworth, son départ de l'éditeur Penguin n'était certainement pas voulu. Pourtant, la société éditoriale compte bien faire entendre le contraire :

 

« Nous pouvons affirmer catégoriquement que c'était la décision de Marilyn Ducksworth de démissionner, et que Penguin ne tolère pas les dires qui affirment qu'il y a eu discrimination par l'âge ou une non volonté dans sa décision de partir »,  déclare le porte-parole Eric Glass dans un communiqué lancé mercredi soir par Penguin.

 

Pour Marilyn Ducksworth, il est évident qu'il en va tout autrement. La politique interne subissait déjà une atmosphère contentieuse. Elle-même s'était retrouvée en conflit avec le président de Penguin, Susan Petersen, et quelques autres hauts dirigeants.

 

Sa « démission », la semaine dernière, après 28 ans au service du groupe, n'est que la suite d'événements engrangés pour faire la place aux jeunes. Elle accuse la société d'avoir rétrogradé des anciens collègues en faveur de jeunes employés. Les vieux de la vieille sont désormais devenus la cible d'une chasse aux sorcières.

 

En dépit de son succès retentissant et de son professionnalisme remarqué, Marilyn Ducksworth se sent aujourd'hui traitée comme « un vieux sac » par ses patrons. Forcée de quitter son poste, elle allègue que la discrimination de Penguin contre elle comprend  « la diminution de ses responsabilités exécutives, le démantèlement de son personnel » et « l'atteinte à ses relations professionnelles internes et externes ».

 

Pour l'ex chef des relations publiques, elle s'est ni plus ni moins retrouvée dans le collimateur du président du géant de l'édition. L'avocat de Ducksworth, Robert Krause, annonce : « Elle a été chassée. Elle n'a jamais voulu quitter Penguin. Elle avait été là depuis 28 ans et il a toujours été de son intention de terminer sa carrière là-bas ».

 

On ne choisit pas toujours son cercueil.