Dan Brown, contrefaçon ou publicité sur le livre d'un confrère ?

Clément Solym - 28.07.2009

Edition - Les maisons - Dan - Brown - contrefaçon


Tout s'explique : le libraire WH Smith avait conclu un accord avec l'auteur de Deadline, Simon Kernick, que tout le monde avait épinglé pour une campagne de promotion assez étrange. En effet, on trouvait en gros sur la couverture de l'ouvrage le nom de Dan Brown, laissant croire une collaboration ou autre entre les deux. Mais la réalité est tout autre : de fait, le libraire offre un volume du livre Deadline à qui fait une précommande de The Lost Symbol, qui doit sortir le 15 septembre.

Un procédé marketing qui en vaut un autre, certes, mais qui aura peut-être influencé le choix de nombreux lecteurs, ayant pensé que le livre en question avait un réel rapport avec Dan Brown et autre que celui d'une campagne de promotion.

Kernick défend d'ailleurs cette idée, espérant que personne ne sera dupé par ce système, et bien qu'il ne soit pas à 100 % assuré de cette idée, elle aura un impact positif sur sa visibilité et sa notoriété, en surfant sur la vague Dan Brown. Que l'on se rassure donc, il ne s'agit pas de la couverture que l'on trouvera sur tous les ouvrages.

Jason Pinter, autre auteur, qui s'exprime sur le blog de Sarah Weinmain, considère de même que l'essentiel est d'offrir une bonne promotion pour Simon, qui de cette manière profitera d'une des campagnes de com « les plus efficaces » qu'il n'ait jamais vues. De fait, le livre avec cette couverture ne sera jamais en vente, assure-t-on et depuis le début de cette poussée de marketing viral, les retours de ventes ont augmenté sensiblement, assure Simon.

Son éditeur, Transworld, aura réussi le pari de faire parler du livre, tout en assurant la com' de Brown, probablement pour un petit billet glissé derrière l'oreille, et prélevé sur l'énorme budget qui accompagne la sortie du livre. Les deux auteurs avaient d'ailleurs donné leur accord pour que soit mise en place cette tentative de contamination brownienne du livre de Simon et chacun s'y retrouvait même pleinement.

Tout le monde n'avale cependant pas la couleuvre : Ruth Morteimer estime que cet appel a été conçu pour tromper le lecteur et induire en erreur celui qui passe devant l'ouvrage. Une confusion qui ne serait pas de bon aloi... et qui mènerait à des représailles juridiques ?