Rentrée littéraire : La fashion week des libraires


Danièle Simpson, actuellement représentante de l’Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ), prendra la tête de la société de perception de droits Copibec. Elle succède à Gilles Herman, de l'Association nationale des éditeurs de livres. Au terme de l’assemblée générale annuelle, ce 15 juin, elle a été élue à la présidence, alors que le pays va, cette année, vers la révision de la loi sur le droit d’auteur. 

 

 

 

Auteure, nouvelliste et poète, Danièle Simpson n’a jamais hésité à prendre la parole et la plume pour affirmer que les auteurs et les éditeurs doivent toucher des redevances pour toute utilisation de leur travail. Elle siège au conseil d’administration de Copibec depuis 2006.

 

Les administrateurs suivants ont également été élus : Gilles Herman de l’Association nationale des éditeurs de livres, Véronyque Roy (UNEQ), Yann Pineau des Quotidiens du Québec, Francine Bergeron de la Société de développement des périodiques culturels québécois (SODEP), Emmanuelle Bruno (ANEL), André Dumont de l’Association des journalistes indépendants du Québec (AJIQ), Lise Létourneau du Regroupement des artistes en arts visuels (RAAV), André Roy (UNEQ) ainsi que Suzanne Spino (ANEL).

 

Au cours de la dernière année financière, Copibec a perçu 13,5 M$ en redevances pour la reproduction et l’utilisation d’œuvres protégées. Depuis le début de ses opérations, il y a près de 20 ans, Copibec a redistribué plus de 183,5 M$ en redevances aux éditeurs et aux auteurs de livres, de périodiques et de journaux ainsi qu’aux créateurs d’œuvres artistiques, de chansons et de pièces de théâtre. 

 

« Malheureusement, comme l’année dernière, nous devons constater une érosion continue du montant des redevances redistribuées aux titulaires de droits. Cette érosion découle directement de la baisse des redevances collectées par Copibec », assure-t-on.
 

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À ce sujet, le litige avec l’Université Laval demeure un dossier important pour la société de gestion et Monsieur Gilles Herman, le président sortant, rappelait que si les universités ont renouvelé leur entente avec Copibec pour une période de quatre ans, « un village d’irréductibles copieurs [résistait] encore et toujours au droit d’auteur. Mais, contrairement aux héros de Goscinny et Uderzo, il n’attire guère la sympathie du public, des professeurs, des élèves et, semble-t-il, des juges de la Cour d’appel du Québec qui ont infirmé la décision de première instance en autorisant Copibec à poursuivre, au nom des ayants droit, l’Université Laval. » 
 

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Par ailleurs, au cours des derniers mois, Copibec a effectué un travail de refonte de son site web afin de mieux répondre aux questions des utilisateurs, des auteurs, des artistes et des éditeurs. Le nouveau site sera en ligne au cours des prochaines semaines.