Dans les archives de la chorégraphe Carolyn Carlson

Clément Solym - 26.09.2011

Edition - Bibliothèques - bnf - carolyn - carlson


En juin dernier, la chorégraphe Carolyn Carlson faisait un admirable don à la Bibliothèque nationale de France : ses archives seraient désormais détenues par l'établissement. C'est qu'en plus de sa passion pour le mouvement, cette femme est aussi danseuse, poète et calligraphe. Un vrai trésor, donc.

Dans les cartons, on trouvera principalement des créations chorégraphiques, avec une centaine de pièces passées en revue. Évidemment, « carnets de notes, croquis et sources d’inspiration, mais également des costumes, documents de production, photographies et archives audiovisuelles » s'y retrouvent également.
S’y trouvent également des documents plus personnels, des calligraphies, des poèmes, ainsi que des carnets de voyages illustrés et des oeuvres dédiées à Alwin Nikolais, Rolf Liebermann ou Thomas Erdos ...

Parmi cet ensemble très riche, signalons la quarantaine de cahiers de notes - préparatoires à ses spectacles pour la plupart - illustrés par de superbes dessins et de nombreux poèmes en forme de haïkus, ces brefs poèmes japonais.

Très inspirée par le bouddhisme zen, la danse de Carolyn Carlson, qu’elle préfère nommer poésie visuelle, est empreinte de philosophie et de spiritualité.
Le fonds sera prochainement complété par un don venant des archives de l'Atelier de Paris-Carolyn Carlson.


Née aux États-Unis en 1943 et formée auprès d’Alwin Nikolais, Carolyn Carlson s’installe en France en 1971. Rolf Liebermann, directeur de l’Opéra de Paris, la nomme « Etoile-Chorégraphe » en 1974.

Du Teatrodonza à la Fenice de Venise au ballet Cullberg de Stockholm, elle mène ensuite une carrière prestigieuse de danseuse et chorégraphe.
Elle dirige aujourd’hui deux structures : l’Atelier de Paris-Carolyn Carlson, récemment installé à la Cartoucherie à Vincennes, et le Centre Chorégraphique National Roubaix Nord-Pas-de-Calais. Ses oeuvres sont présentées dans le monde entier.