Darcos demande qu’on cesse de manipuler les lycéens

Clément Solym - 16.04.2008

Edition - Société - Darcos - manifestations - lycéens


Selon le ministre de l’Education nationale, les syndicats joueraient un rôle douteux dans les actuelles manifestations de lycéens dans lesquels se retrouvent aussi des enseignants et des parents d’élèves.

Le ministre en appelle à la clarté et au débat de fond, sans amalgame. S’adressant aux syndicats, il a notamment dit sur France Inter : « Ne confondez pas les slogans idéologiques ou syndicaux et ce que demandent les lycéens » qui « veulent la réforme du lycée ».

Face aux manifestations à répétition, le ministre appelle au débat de fond :

« Je trouve que le système est dangereux », a dit le ministre en ajoutant : « Si les syndicats veulent aller jusqu'au bout de leurs vérités, qu'ils disent on parlera de tout, du temps de service des enseignants, de leur présence, de la manière dont sont organisées les options, des 28.000 professeurs qui ne sont pas dans les classes ». N’aurions-nous pas déjà entendu ce type de propos….

Depuis longtemps, on remet sur la table ces professeurs qui ne sont pas devant leurs élèves. Mais on se demande bien où ils sont alors ! Xavier Darcos semble sous-entendre : n’allez pas trop loin dans ce mouvement, sinon on remettra sur la table la question des présupposés privilèges de la profession !

Face à la pression de la rue, Darcos ne propose que des « ajustements » :

« Moi je veux bien tout mettre sur la table, mais j'invite chacun à prendre ses responsabilités, à ne pas trop pousser l'angoisse de la jeunesse, que je comprends, à des fins qui sont autres que pédagogiques », a-t-il poursuivi. Pour Xavier Darcos, il est dangereux d’entraîner ainsi les jeunes dans la rue. Un incident est toujours à redouter.

Ce mouvement n’a aucune chance de faire progresser le débat, lance le ministre. Ce qu’il faut, c’est discuter du fond des réformes ensemble. Face à la pression de ces mouvements à répétition, le ministre concède tout de même que quelques « ajustements » seront possibles. Mais il ajoute qu’ « on a une toute petite marge de manœuvre ».